Un journaliste et un policier mis en examen pour corruption et détournement de fichiers
Journaliste et policier mis en examen pour corruption

Un scandale de corruption éclate entre un journaliste et un policier

La course effrénée aux scoops a conduit deux hommes devant la justice. Libération révèle ce mercredi la mise en examen du journaliste Stéphane Sellami, actuellement employé par Paris Match, et d'un officier de la police judiciaire de Paris désormais à la retraite. Les deux individus font face à des accusations graves confirmées par l'Agence France-Presse.

Des accusations multiples et des preuves accablantes

Les chefs d'inculpation retenus contre eux comprennent la corruption, le détournement de fichiers et la violation du secret professionnel. Selon les enquêteurs, le commandant divisionnaire de police aurait fourni régulièrement des informations confidentielles au journaliste en échange de sommes d'argent substantielles. L'Inspection générale de la police nationale s'est saisie de cette affaire suite à une plainte déposée en novembre 2022 par le célèbre chef pâtissier Yazid Ichemrahen.

Quatre plaintes déposées révèlent un système organisé

À l'époque des faits, Stéphane Sellami avait publié très rapidement un article dans le Journal du dimanche concernant des soupçons de fraude à l'assurance visant le pâtissier. Le journaliste aurait ensuite tenté de convaincre Yazid Ichemrahen de retirer sa plainte en avril 2023. Lorsque le pâtissier lui a demandé comment il avait obtenu ces informations sensibles, Stéphane Sellami lui aurait répondu de manière cynique qu'avec le bon prix, on peut obtenir ce qu'on veut.

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Un autre article, traitant d'une plainte pour viol, a alerté les autorités judiciaires. La femme concernée par cette affaire fait partie des quatre personnes ayant porté plainte contre le duo journaliste-policier, révélant ainsi un schéma répété d'échanges illicites.

Des transactions financières suspectes et des aveux partiels

L'enquête de l'IGPN a mis en lumière des mouvements bancaires troublants : 5.600 euros ont été déposés en espèces sur le compte du policier entre décembre 2022 et janvier 2024. Parallèlement, des retraits de plusieurs centaines d'euros ont été enregistrés sur le compte de Stéphane Sellami durant la même période.

Lors d'une audition en 2023, le policier a d'abord affirmé que Stéphane Sellami était simplement un copain et qu'il ne lui communiquait jamais rien. Il a finalement reconnu avoir transmis des informations confidentielles, se qualifiant lui-même de crédule et con selon les révélations de Libération. Cependant, il continue de nier avoir reçu quelconque rémunération ou quelconque service en échange de ces informations.

De son côté, Stéphane Sellami a assuré en novembre 2025 qu'il n'avait jamais rétribué le commandant de police, créant ainsi une contradiction flagrante avec les éléments matériels de l'enquête. Cette affaire soulève des questions fondamentales sur l'éthique journalistique et l'intégrité des forces de l'ordre.

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