Ivre et sans permis à 160 km/h : un supporter de Narbonne condamné à deux ans de prison
Ivre à 160 km/h : supporter de Narbonne condamné à 2 ans

Le tribunal correctionnel de Béziers a condamné, vendredi 5 mai, un Toulousain de 38 ans à deux ans de prison, dont six mois avec sursis probatoire, pour un refus d'obtempérer à 160 km/h et l'outrage à trois gendarmes à Capestang le 27 mai. Le récidiviste, ivre et sans permis, a été maintenu en détention.

Un supporter venu pour le Racing Narbonnais

L'homme, gérant d'une épicerie à Toulouse, était venu supporter le Racing Narbonnais. Il était poursuivi pour avoir conduit sans permis, en excès de vitesse, sous l'emprise de l'alcool, le tout en récidive. Il devait également répondre d'outrage envers trois gendarmes qui avaient procédé à son interpellation. Il a été condamné à deux ans de prison, dont six mois assortis d'un sursis probatoire de deux ans. Maintenu en détention, il devra également s'acquitter d'une amende de 135 euros.

La mémoire défaillante du prévenu

Devant le tribunal, le prévenu n'a pas reconnu l'intégralité des faits, bien qu'il ait été prompt à faire son mea culpa. Il a admis la vitesse excessive et l'alcool, mais a nié les insultes, affirmant que sa mémoire lui faisait défaut. Pourtant, les trois gendarmes et certains personnels des urgences de l'hôpital où il avait été conduit pour des contrôles de routine donnent la même version. « Je ne me souviens pas de ce que j'ai pu dire, a-t-il expliqué. Je ne bois pas tout le temps et quand je le fais, je fais une bêtise et cela en entraîne d'autres. » Il a tenté de justifier la dégénérescence de la situation en affirmant que les gendarmes lui avaient trop serré les menottes, ce qui lui avait causé de la douleur.

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Un lourd passé judiciaire

« Sa garde à vue a été difficile, a confirmé le représentant du ministère public. Il roulait parfois à 160 km/h, sous l'emprise de l'alcool. L'alcool, ce sont six condamnations sur les douze qui figurent à son casier. Je ne comprends pas que vous ne vous soigniez pas. Onze jours avant les faits, on vous retirait le bracelet électronique. Et vous êtes déjà devant nous. » Le procureur a requis dix-huit mois de prison, dont six assortis d'un sursis probatoire de deux ans, ainsi que le maintien en détention. L'avocat du prévenu a plaidé le respect du gendarme et le sursis. « Je ne suis pas en accord avec le quantum de la peine. Elle n'est pas légitime et le sursis est encore possible. »

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