Des pratiques controversées à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris
La contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) a publié un rapport accablant concernant l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris (IPPP). Ce document, rendu public ce jeudi 24 avril, met en lumière des conditions de détention jugées « humiliantes » et des techniques de contention « utilisées pour des animaux ».
Des conditions indignes pour les patients
Selon le rapport, les patients sont maintenus dans des cellules exigües, sans hygiène ni intimité. Les soins psychiatriques y seraient quasi inexistants, et les patients subiraient des fouilles systématiques et dégradantes. La contrôleure dénonce également l'usage de la contention mécanique, comme les sangles et les menottes, qui seraient employées de manière disproportionnée et sans réelle évaluation médicale.
Des techniques inadaptées
Le rapport compare certaines méthodes à celles utilisées en médecine vétérinaire, notamment l'emploi de filets de contention et de substances sédatives sans suivi approprié. La CGLPL souligne que ces pratiques portent atteinte à la dignité des patients et contreviennent aux droits fondamentaux.
Réactions et suites attendues
La préfecture de police de Paris a réagi en annonçant une enquête interne et des mesures correctives. Des associations de défense des droits des patients psychiatriques ont exprimé leur indignation et demandent une réforme en profondeur de l'établissement. Le ministère de la Justice a également été saisi.
Ce rapport s'inscrit dans une série de critiques adressées aux infrastructures psychiatriques françaises, souvent pointées du doigt pour leur vétusté et leur manque de moyens humains et financiers.



