Féminicide à Cavaillon : le mari rejugé en appel à Nîmes pour le meurtre de Maggy
Féminicide à Cavaillon : le mari rejugé en appel à Nîmes

Un féminicide brutal refait surface devant la justice. Pierre Q., sexagénaire condamné en juin 2025 à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de sa compagne Maggy, est rejugé à partir de ce lundi 15 juin devant la cour d'assises du Gard. La victime, une quinquagénaire, avait été sauvagement assassinée de trente-deux coups de couteau sur le parking de son lieu de travail à Cavaillon en juillet 2022.

Un crime d'une violence extrême

Les faits remontent au 25 juillet 2022. Ce jour-là, une altercation éclate entre le couple au domicile. Des voisins, alertés par des menaces de mort proférées par Pierre Q. à l'encontre de Maggy, préviennent les forces de l'ordre. À leur arrivée, la situation semble apaisée et la victime déclare ne pas vouloir porter plainte pour l'instant. Elle quitte ensuite son domicile pour se rendre à son travail. Les gendarmes estiment alors qu'une interpellation n'est pas nécessaire.

Quelques heures plus tard, Pierre Q. envoie un message à Maggy évoquant son intention de mettre fin à ses jours. Vers midi, pendant la pause déjeuner, il se rend sur le lieu de travail de sa compagne armé d'un couteau et s'acharne sur elle. Les trente-deux coups de couteau provoquent la mort quasi immédiate de la quinquagénaire. Son corps est découvert par ses collègues.

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La préméditation au cœur des débats

Lors du premier procès devant la cour d'assises du Vaucluse, l'accusé a reconnu les faits mais a contesté la préméditation, ce qui l'a poussé à faire appel. Il affirme qu'il n'avait pas l'intention de tuer Maggy, mais seulement de lui faire peur pour obtenir des "aveux" concernant une infidélité qu'il suspectait. Une jalousie "maladive" décrite par les proches, qui rendait la relation insupportable pour la victime. Maggy aurait d'ailleurs confié son intention de rompre.

Pierre Q. est donc de nouveau poursuivi pour assassinat, ainsi que pour détention d'une arme de catégorie B (un pistolet retrouvé à son domicile lors de son interpellation). Il est défendu par Mes David Curiel et Alexia Berard. La famille de la victime, constituée partie civile et représentée par Mes Marc Geiger et Fabien Arakelian, a parallèlement engagé une action contre l'État pour "faute lourde", estimant que le drame aurait pu être évité si une interpellation avait eu lieu dès la matinée.

Décision attendue le 18 juin

La cour d'assises du Gard doit rendre sa décision ce jeudi 18 juin. La question de la préméditation sera une nouvelle fois au centre des débats. L'issue de ce procès en appel est très attendue, tant par la famille de la victime que par l'opinion publique, dans un contexte de lutte contre les féminicides.

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