Affaire Sophie Narme : une exhumation pour tenter de faire la lumière
Le corps de Sophie Narme, une agente immobilière de 23 ans violée et tuée en 1991 à Paris, a été exhumé ce mardi. Cette opération, autorisée par la cour d'appel de Versailles en novembre 2025, vise à réaliser de nouveaux prélèvements ADN. L'objectif principal est de déterminer si des traces exploitables peuvent encore être retrouvées sur la dépouille, plus de trois décennies après les faits.
La demande d'exhumation émane de la défense
Dominique Pelicot, mis en examen dans ce dossier, nie toute implication dans la mort de Sophie Narme. Son avocate, Béatrice Zavarro, est à l'origine de la demande d'exhumation. Elle estime que ces analyses pourraient « prouver l'innocence » de son client, un homme de 72 ans déjà condamné en 2024 à vingt ans de prison dans l'affaire des viols de Mazan.
L'individu est également impliqué dans un autre dossier, une tentative de viol en 1999 en Seine-et-Marne. Dans cette affaire, il a partiellement reconnu les faits après avoir été confondu par son ADN, ce qui ajoute une dimension cruciale aux investigations en cours.
Des similitudes troublantes entre les affaires
Les enquêteurs s'intéressent de près aux points communs entre les deux dossiers. Les victimes étaient toutes deux agentes immobilières, ont subi des violences importantes, et de l'éther a été utilisé dans les deux cas, comme le rapporte France Info. Ces éléments suggèrent une possible connexion, bien qu'à ce stade, aucun ADN de Dominique Pelicot n'a été retrouvé dans l'affaire Sophie Narme.
L'exhumation s'est déroulée dans un cimetière des Yvelines, en présence d'une trentaine de personnes, dont des policiers, des experts scientifiques et un juge d'instruction. Les prélèvements ont débuté immédiatement après, dans l'espoir d'apporter des réponses définitives à cette affaire non élucidée.
Une procédure rare pour une affaire emblématique
Cette exhumation représente une étape rare dans les procédures judiciaires françaises, soulignant l'importance de cette affaire. Sophie Narme a été tuée alors qu'elle faisait visiter un appartement dans le XIXe arrondissement de Paris, un crime qui avait profondément marqué l'opinion publique à l'époque.
Les résultats des analyses ADN, attendus dans les prochaines semaines, pourraient soit innocenter Dominique Pelicot, soit au contraire, confirmer son implication et permettre une avancée significative dans cette enquête vieille de plus de trente ans. La justice espère ainsi clore un dossier qui reste une plaie ouverte pour la famille de la victime et pour la société.



