Drame à l'hôpital de Nice : un enfant de 2 ans décède, sa mère accuse les soignants
Un tragique événement secoue le milieu médical niçois. Miroslav Legin, un petit garçon âgé de seulement 2 ans, est décédé le 22 mars 2026 à l'hôpital L'Archet 2 de Nice. Depuis cette date, sa mère, Oksana Legin, mène un combat acharné pour comprendre les circonstances de la mort de son fils et obtenir justice.
Une plainte pour homicide involontaire déposée contre l'établissement
Le 27 mars 2026, la famille a officiellement déposé plainte auprès du procureur de la République de Nice. Dans ce document, l'avocat de la famille avance l'hypothèse d'un décès lié à une septicémie, elle-même consécutive à une infection nosocomiale contractée au sein de l'hôpital. La plainte accuse également les médecins d'avoir aggravé la situation par un refus de prodiguer des soins adaptés à l'état critique de l'enfant.
« Je suis sûre que l'infection a été contractée à l'hôpital », affirme avec conviction Oksana Legin, dévastée par la perte. Elle confie son incompréhension et sa douleur : « J'ai perdu mon fils, je ne comprends pas comment les médecins peuvent continuer à vivre alors que Miroslav est mort. »
La version des médecins : un cancer extrêmement rare et incurable
Face à ces accusations graves, le corps médical présente une version radicalement différente des faits. Marilyne Poirée, oncologue pédiatre et chef de service de médecine oncologique pédiatrique au CHU de Nice, apporte son éclairage. Elle explique que l'enfant souffrait d'un cancer extrêmement rare, diagnostiqué dès sa naissance.
Selon la spécialiste, Miroslav a bénéficié des meilleurs traitements disponibles. Malheureusement, la maladie a rechuté à deux reprises. La deuxième rechute n'a pas pu être traitée, conduisant l'équipe médicale à orienter l'enfant vers des soins palliatifs. « Cet enfant, au vu des connaissances médicales, n'a hélas pas pu être guéri de cette maladie très grave », déclare-t-elle, soulignant que l'accompagnement en fin de vie a été réalisé dans les meilleures conditions possibles.
Une enquête judiciaire en cours pour faire la lumière
Les autorités judiciaires se sont saisies de cette affaire délicate. Une enquête est actuellement en cours pour déterminer les responsabilités éventuelles et les causes exactes du décès. Le parquet de Nice, prudent, n'a pour l'instant pas souhaité commenter publiquement le dossier, attendant les conclusions des investigations.
Cette tragédie met en lumière les tensions et les incompréhensions qui peuvent surgir entre les familles endeuillées et les équipes soignantes, surtout dans des cas médicaux complexes et désespérés. L'autopsie demandée par la mère pourrait être un élément clé pour établir la vérité et apaiser, ou non, les doutes qui persistent.



