Chauffard condamné pour avoir tué un cycliste près de Montpellier
Condamné pour avoir tué un cycliste près de Montpellier

Un retraité qui faisait du vélo a été tué par un Lodévois âgé de 35 ans, le 16 juin 2025, sur la commune du Bosc. Le tribunal correctionnel de Montpellier a rendu son verdict. Le drame s'est produit vers 21 heures, au sud de Lodève. Des retraités en vacances terminaient une randonnée à vélo électrique de location sur la D 609 (route des Ruffes), longeant l'autoroute A75, entre les hameaux de Cartels et de Saint-Fréchoux. Il faisait encore jour lorsqu'une Citroën C4 a déboulé et percuté de plein fouet un cycliste d'une soixantaine d'années, à quelques kilomètres seulement du camping de Celles où ils séjournaient.

Un choc fatal

À l'arrivée des pompiers de l'Hérault et des urgentistes du Smur Cœur d'Hérault, l'homme était inconscient. Malgré un long massage cardiaque, il n'a pas pu être réanimé. Son épouse, indemne mais profondément choquée, a été transportée aux urgences du centre hospitalier Lapeyronie à Montpellier.

Un conducteur sous l'emprise de l'alcool et de stupéfiants

Après avoir provoqué l'accident, le chauffard ne s'est pas arrêté. Pris en chasse par un gendarme en civil hors service, il s'est finalement rendu à la gendarmerie où il a reconnu les faits. L'enquête a révélé que ce Lodévois, alors âgé de 35 ans, avait consommé de l'alcool et des stupéfiants avant de prendre le volant. De plus, il n'était pas titulaire du permis de conduire et son véhicule n'était pas assuré. Après onze mois de détention provisoire, Francesco a été jugé par le tribunal correctionnel de Montpellier pour "homicide involontaire par conducteur d'un véhicule à moteur avec au moins deux circonstances aggravantes".

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Une peine de six ans de prison

Francesco a été condamné à six ans de prison, dont deux avec sursis, et maintenu en détention. À sa sortie, il devra respecter les nombreuses conditions de son sursis probatoire pendant deux ans : travailler, suivre des soins en addictologie, payer les sommes dues au Trésor public et indemniser la CPAM du Puy-de-Dôme. Il lui est interdit de passer le permis de conduire dans les deux ans suivant sa libération. La confiscation de sa voiture a été prononcée et il écope d'une amende majorée de 780 euros pour circulation sans assurance. L'audience pour fixer les dommages et intérêts des parties civiles a été fixée à décembre prochain.

Un procès sous haute émotion

"Je n'ai jamais voulu ça, je m'excuse encore", a déclaré le prévenu, qui n'avait jamais été condamné auparavant. Son avocat a plaidé : "Il a été d'une inconséquence totale, mais il n'a jamais cherché à se dédouaner." Le procès s'est déroulé en présence de la famille de la victime, venue du Puy-de-Dôme ; huit personnes se sont portées partie civile. Leur avocate a évoqué le traumatisme causé par ce décès. L'émotion était si forte que le procès a été momentanément interrompu en raison d'un malaise de l'avocate. Le procureur avait requis cinq ans de prison, dont deux avec sursis, 1 500 euros d'amende et l'interdiction de conduire pendant cinq ans. Les juges ont finalement prononcé une peine plus lourde.

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