Cinq femmes ont engagé une action en justice contre l'État français, l'accusant d'inaction face à un ancien haut fonctionnaire qui les aurait droguées et contraintes à uriner devant lui. Les faits, qui se seraient déroulés sur plusieurs années, impliquent un homme occupant des postes à responsabilité au sein de l'administration. Les plaignantes dénoncent un système de protection qui aurait permis à leur agresseur de continuer ses agissements en toute impunité.
Des accusations graves
Selon les témoignages recueillis, le fonctionnaire aurait utilisé des substances pour altérer la conscience de ses victimes, les forçant ensuite à se soumettre à des actes humiliants. Les femmes, qui ont toutes connu leur agresseur dans un cadre professionnel, affirment avoir subi ces violences à plusieurs reprises. Elles estiment que l'État, en tant qu'employeur, avait la responsabilité de les protéger et de sanctionner les comportements déviants.
Une procédure judiciaire
L'affaire a été portée devant le tribunal administratif de Paris. Les avocats des plaignantes demandent une condamnation de l'État pour carence fautive, arguant que les signalements effectués en interne n'ont pas été suivis d'effets. Ils soulignent que l'administration a fermé les yeux sur les agissements de ce haut fonctionnaire, favorisant ainsi un climat d'impunité.
Réactions et implications
Cette action en justice relance le débat sur la gestion des violences sexistes et sexuelles au sein de la fonction publique. Des associations féministes ont apporté leur soutien aux plaignantes, dénonçant une culture du silence qui perdure dans les hautes sphères de l'État. De son côté, le ministère de la Fonction publique a indiqué prendre ces accusations au sérieux et a promis une enquête interne.
L'audience est prévue dans les prochains mois. Si l'État était reconnu coupable, cela pourrait ouvrir la voie à d'autres actions similaires de la part de victimes de harcèlement au sein de l'administration.



