Un récidiviste condamné à Béziers pour des violences aggravées
Un homme de 42 ans, déjà condamné à seize reprises pour divers délits dont des violences conjugales, a été présenté devant le tribunal correctionnel de Béziers pour de nouveaux faits particulièrement graves. Dans la nuit du 22 décembre 2025, alors qu'il était en état d'ébriété, il a forcé la porte de l'appartement de son ex-compagne à Béziers, dans l'Hérault.
Une agression traumatisante devant les enfants
La victime, âgée de 38 ans, a raconté aux policiers du commissariat de Béziers comment son ancien compagnon l'avait traînée hors de son lit en la tirant par les cheveux. Cette scène de violence s'est déroulée devant ses quatre enfants, âgés de 6 à 16 ans, qui assistaient, impuissants, à l'agression. L'un des enfants, un garçon de 10 ans, a même déclaré avoir reçu des coups de poing sur le crâne de la part de l'agresseur.
L'homme, interpellé par les forces de l'ordre devant le domicile de son ex-compagne, a nié l'ensemble des faits qui lui étaient reprochés. Placé en garde à vue, il a été déféré au parquet de Béziers le 23 décembre et immédiatement placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention.
Une procédure judiciaire aboutissant à une lourde condamnation
Lors d'une première audience de comparution immédiate le 26 décembre, l'accusé a demandé un délai pour préparer sa défense, ce qui a conduit à son maintien en détention dans l'attente de son procès. Finalement, le 9 février 2026, le tribunal correctionnel de Béziers a rendu son verdict.
La juridiction a condamné l'homme à trois ans d'emprisonnement, dont un an assorti d'un sursis probatoire avec des obligations strictes : se soigner, travailler et indemniser les victimes. Le tribunal a également prononcé des interdictions formelles d'entrer en contact avec les victimes et de paraître à leur domicile.
De plus, la justice a ordonné son maintien en détention et le retrait de son autorité parentale sur ses enfants mineurs. Cette décision s'inscrit dans un lourd passé judiciaire, puisque l'individu avait déjà été condamné à seize reprises entre 1999 et 2024, principalement pour des vols et des violences conjugales.
Ce cas illustre malheureusement la problématique de la récidive dans les affaires de violences intrafamiliales, malgré des condamnations antérieures. Les autorités judiciaires de l'Hérault ont donc pris des mesures fermes pour protéger les victimes et sanctionner sévèrement cet agresseur multirécidiviste.