Agression homophobe à Cannes : 3 ans de prison pour l'agresseur d'étudiants
Agression homophobe à Cannes : 3 ans de prison

En témoignant à la barre du tribunal de Grasse de la terrible agression qu'il avait subie en compagnie de son meilleur ami, Gilles n'a pu retenir ses larmes. Avec 13 points de sutures à l'intérieur des lèvres, de nombreuses ecchymoses, et le nez fracturé pour son compagnon d'infortune, ces deux victimes ne sont pas près d'oublier ce jour du 17 mai 2026, très tôt dans la matinée, où plusieurs individus les ont pris à partie. Leurs graves blessures rendent compte de la violence de cette rixe barbare. Elles ont entraîné des ITT de 8 et 6 jours.

Après une soirée terminée très tard le lendemain au petit matin, les deux étudiants, l'un en biologie génétique, l'autre en informatique, se sont fait tabasser pour des motifs futiles et insultés avec des propos homophobes sur le pas d'une boulangerie voisine de la gare SNCF de Cannes. Les coups pleuvent sur les deux jeunes hommes à terre, à tel point qu'un des agresseurs qui frappe à coups de pied se retrouve avec ses baskets maculées de sang.

Appréhendé en flagrant délit

Avec 0,86 mg d'alcool par litre d'air expiré, Yamin Necba, un Nîmois âgé de 23 ans, est le seul de la bande d'assaillants à s'être fait appréhender en flagrant délit, les autres ayant disparu dans la nature à l'arrivée de la police. Reconnu formellement au cours du témoignage poignant de Gilles, une de ses deux victimes, il est poursuivi pour violence aggravée. Avec 2 mentions à son casier judiciaire (extorsion, violence), il déclare être intervenu pour essayer de séparer les gens mais avoir pris des coups. Il ajoute : je les connais tellement pas que je suis même resté sur place.

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On a donc un superman qui ne dit que des mensonges, quelle mauvaise stratégie de défense ! se désole Me Sophiane El Baroudi à la partie civile, tandis que le ministère public dénonce des violences gratuites, il faut arrêter de se moquer du tribunal. La procureure requiert 30 mois de prison ferme. À la défense, Me Déborah Ravion déclare que l'homme qui a porté les coups était vêtu d'un short rayé comme on le voit sur des images extraites de vidéosurveillance, ce qui n'est pas le cas de mon client, ce sont des faits qui ne sont ni démontrés ni caractérisés.

Condamnation et indemnisation

Dans son délibéré, le tribunal condamne Yamin Necba à 3 ans de prison avec maintien en détention. Il devra indemniser ses victimes. Cette décision judiciaire marque la fin d'un épisode violent qui a profondément marqué les deux étudiants et la communauté locale.

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