Dans une tribune publiée par Libération, la philosophe Sophie Galabru revient sur l'affaire Lyhanna, un drame qui a secoué la France et mis en lumière la colère des mères. Cette affaire, marquée par la mort d'une enfant, a provoqué une onde de choc dans tout le pays, ravivant le débat sur les violences faites aux enfants et l'inefficacité du système judiciaire.
Un drame qui révèle des failles systémiques
L'affaire Lyhanna n'est malheureusement pas un cas isolé. Elle s'inscrit dans une longue liste de tragédies où des enfants ont perdu la vie dans des circonstances similaires. Sophie Galabru souligne que la colère des mères, en particulier, est inépuisable. Cette colère n'est pas seulement celle des mères directement touchées par le drame, mais aussi celle de toutes les femmes qui se sentent impuissantes face à un système qui semble parfois les abandonner.
Le rôle des institutions en question
La philosophe interroge le rôle des institutions, notamment de la justice et des services sociaux, qui auraient dû protéger Lyhanna. Elle dénonce des défaillances répétées, un manque de moyens et une certaine lenteur administrative qui peuvent avoir des conséquences fatales. Pour Sophie Galabru, il est urgent de repenser la protection de l'enfance en France, en donnant plus de moyens aux acteurs de terrain et en simplifiant les procédures.
Une colère légitime et nécessaire
La colère des mères est légitime, affirme-t-elle. Elle est le reflet d'une société qui ne parvient pas à protéger ses membres les plus vulnérables. Cette colère doit être entendue et transformée en actions concrètes. Sophie Galabru appelle à une mobilisation citoyenne pour exiger des comptes et pousser à des réformes en profondeur.
Un appel à la solidarité et à l'action
Au-delà de la colère, Sophie Galabru invite à la solidarité entre les mères et toutes les personnes concernées par la protection de l'enfance. Elle rappelle que chaque enfant mérite d'être en sécurité et que la société a le devoir de tout mettre en œuvre pour garantir cette sécurité. La tribune se conclut sur un appel à l'action : ne pas laisser la colère s'éteindre, mais la canaliser pour obtenir des changements durables.
L'affaire Lyhanna est un électrochoc. Elle doit servir de leçon et inciter à une prise de conscience collective. Les mères ne cesseront de se battre, et leur colère, aussi douloureuse soit-elle, est le moteur d'une nécessaire révolution dans la protection de l'enfance.



