Une adjointe RN de Perpignan démissionne après des violences contre une policière
Adjointe RN démissionne après violences contre policière

Une élue RN de Perpignan contrainte à la démission après une altercation violente

La mairie de Perpignan a annoncé jeudi la démission de l'une de ses adjointes, Marion Bravo, membre du Rassemblement National et proche collaboratrice du maire Louis Aliot. Cette décision fait suite à des faits graves survenus dimanche dernier, où l'élue s'est rendue coupable de violences et de menaces envers une policière lors d'un contrôle routier.

Des faits graves commis en dehors des fonctions municipales

Dans un communiqué officiel, la municipalité a justifié cette démission par « des actes et des comportements inappropriés de la part de cette élue », tout en précisant que ces événements se sont produits en dehors de ses fonctions municipales et sans aucun lien avec celles-ci. La mairie n'a pas souhaité fournir davantage de détails sur l'affaire, laissant le soin aux informations judiciaires de préciser les circonstances.

Une altercation violente lors d'un contrôle d'alcoolémie

Selon les informations du quotidien local L'Indépendant, les faits remontent à dimanche dernier lorsque Marion Bravo a été interpellée par une agente de police. L'élue, qui occupait le poste d'adjointe chargée de l'habitat, aurait refusé de se soumettre à un test d'alcoolémie avant de s'en prendre physiquement à la policière.

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Les éléments de l'enquête révèlent que l'adjointe aurait :

  • Griffé l'agente de police lors de l'interpellation
  • Proféré des menaces en affirmant qu'elle utiliserait son influence pour obtenir la mutation de la policière
  • Conduit sous l'emprise manifeste d'un état alcoolique

Une condamnation judiciaire rapide

Placée immédiatement en garde à vue, Marion Bravo a comparu devant la justice mercredi, soit seulement deux jours après les faits. La procédure judiciaire a été accélérée grâce à une reconnaissance préalable de culpabilité, permettant une condamnation rapide.

Le tribunal a prononcé les peines suivantes :

  1. Quatre mois de prison avec sursis simple
  2. Cinq mois de suspension de permis de conduire
  3. L'obligation de suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière

Des poursuites pour multiples infractions

L'Indépendant précise que l'élue faisait l'objet de poursuites pour plusieurs chefs d'accusation graves :

  • Violences sur personne dépositaire de l'autorité publique
  • Menaces et actes d'intimidation
  • Outrage à agent
  • Conduite sous l'emprise d'un état alcoolique

Les violences auraient entraîné une incapacité de travail n'excédant pas huit jours pour la policière victime de l'agression. Cette affaire intervient dans un contexte politique sensible pour le Rassemblement National, dont plusieurs élus ont récemment fait l'objet de controverses médiatiques.

La démission de Marion Bravo marque ainsi un nouvel épisode dans les relations parfois tumultueuses entre la classe politique locale et les forces de l'ordre, soulevant des questions sur le comportement attendu des élus en dehors de leurs fonctions officielles.

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