Académie du viol : deux associations demandent une enquête en France
Académie du viol : enquête demandée par deux associations

Deux associations de défense des droits des femmes, la Fondation des Femmes et Osez le Féminisme, ont annoncé ce jeudi avoir saisi la justice française pour demander l'ouverture d'une enquête préliminaire sur ce qu'elles qualifient d'« académie du viol ». Selon elles, des contenus en ligne, notamment sur des forums et des réseaux sociaux, incitent à la commission de viols et diffusent des méthodes pour passer à l'acte en toute impunité.

Des contenus alarmants

Les associations dénoncent des publications qui banalisent le viol et fournissent des conseils pratiques pour le commettre. « Nous sommes face à une véritable académie du viol, où des hommes échangent des techniques pour agresser sexuellement des femmes sans être inquiétés par la justice », a déclaré la présidente de la Fondation des Femmes. Les contenus ciblés incluent des tutoriels, des récits de viols présentés comme des exploits, et des conseils pour éviter les poursuites pénales.

Une plainte déposée

Les deux associations ont déposé une plainte auprès du parquet de Paris, accompagnée d'un dossier de preuves comprenant des captures d'écran et des liens vers les contenus incriminés. Elles demandent l'ouverture d'une enquête pour « provocation à la commission d'un viol » et « diffusion de messages à caractère violent ou pornographique susceptible d'être vu par un mineur ». « Il est urgent que la justice française agisse face à cette dérive intolérable », a insisté la porte-parole d'Osez le Féminisme.

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Un phénomène inquiétant

Cette affaire rappelle la polémique suscitée par le groupe dit « des violeurs de Tinder » en Espagne, où des hommes partageaient des astuces pour droguer et violer des femmes. En France, des collectifs féministes alertent régulièrement sur la multiplication de ces contenus en ligne, qui prospèrent souvent dans l'ombre des réseaux sociaux. Les associations espèrent que cette action en justice permettra de faire la lumière sur l'ampleur du phénomène et d'identifier les responsables.

Le parquet de Paris n'a pas encore communiqué sur les suites réservées à cette plainte. Contacté par l'AFP, il a indiqué qu'il étudiait le dossier. Les associations appellent les victimes potentielles à témoigner et à signaler tout contenu suspect aux autorités.

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