Un patient espagnol, atteint d'un cancer de la prostate, a dû attendre 514 jours avant d'être reçu par un spécialiste à Valence. Ce retard de diagnostic a entraîné un traitement par castration chimique et le dépôt d'une plainte pour négligence administrative.
Un long parcours médical
L'affaire débute le 24 janvier 2022, lorsqu'un patient consulte son centre de santé pour des douleurs prostatiques. Bien qu'une recommandation immédiate vers le service d'urologie d'un hôpital public de Valence ait été émise, l'homme n'a été examiné par un spécialiste que le 23 mai 2023. Durant cette période d'un an et quatre mois, il a multiplié les relances auprès de son médecin et de l'établissement hospitalier, sans obtenir de rendez-vous, rapportent nos confrères de Telecinco.
Conséquences graves
À la suite de cet examen tardif, une biopsie a confirmé un adénocarcinome de la prostate de haute gravité, classé Gleason 8. En raison du stade avancé de la maladie, les services sanitaires ont imposé un protocole lourd combinant radiothérapie et castration chimique, suivi à l'Institut Valencien d'Oncologie (IVO) jusqu'en janvier 2024.
Plainte pour négligence
Face aux conséquences physiques et psychologiques, le patient a déposé une réclamation auprès du Consell Jurídic Consultiu de la Comunitat Valenciana. Il sollicite une indemnisation de 36 237 euros auprès du ministère de la Santé local. Le plaignant dénonce une déorganisation administrative ayant entraîné un retard de traitement de 564 jours par rapport aux délais standards, provoquant chez lui dépression, anxiété et insomnie.



