Vol annulé à Nice : deux familles bloquées avec cercueils avant obsèques en Algérie
Vol annulé à Nice : familles endeuillées bloquées

Scène ubuesque à l'aéroport de Nice

Ce jeudi soir, l'annulation du vol AH 1199 d'Air Algérie à destination de Constantine a plongé des dizaines de passagers dans le désarroi. Parmi eux, deux familles accompagnant les corps de leurs défunts pour des obsèques prévues le lendemain en Algérie.

Des familles endeuillées livrées à elles-mêmes

Arrivés à l'aéroport en début d'après-midi, les passagers ont appris que l'avion présentait un problème technique. Malgré les promesses d'un vol de remplacement, aucune solution concrète n'a été proposée pendant des heures. Les familles, dont des personnes âgées et des enfants, sont restées bloquées en zone d'embarquement, sans hébergement ni accompagnement adapté.

Samia, dont le père de 89 ans est décédé deux jours plus tôt, exprime sa détresse : "Si je pars en vacances, je m'en fous. Mais là, je vais enterrer mon père !" Même désarroi pour Sofia Boussekine, qui accompagne son père défunt : "Il y a deux morts à aller enterrer !"

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Les cercueils manipulés sous les yeux des familles

Un spectacle insoutenable a achevé de révolter les proches : les cercueils hermétiques ont été débarqués puis rechargés à plusieurs reprises. Hamel Fedjkhi témoigne : "On a vu le cercueil de mon papa rentrer, sortir, rerentrer, ressortir… Rien que l'image, c'est atroce."

Intervention des CRS pour évacuer les passagers

Vers minuit, les CRS ont été appelés en renfort pour faire évacuer la zone d'embarquement, provoquant l'indignation. Sofia Boussekine s'insurge : "On n'est pas des terroristes, pas de la racaille ! C'est dégueulasse !" Finalement, les passagers ont accepté de quitter les lieux après l'annonce d'un vol reprogrammé le lendemain à 14h40.

Des solutions insuffisantes selon les familles

Si l'aéroport et la compagnie affirment avoir proposé des bons d'hébergement, les familles dénoncent une gestion catastrophique. Sensabila Chebai confie sa colère : "On avait déjà la douleur. Et là on n'arrive pas à l'accompagner jusqu'à son pays natal… Alors on a vraiment la haine."

Contactée, la communication de l'aéroport exprime ses regrets : "On comprend qu'il puisse y avoir beaucoup d'émotions dans ces moments-là. Voyager dans ces conditions, ce n'est jamais facile."

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