Violences après PSG : un phénomène inquiétant ou un malaise plus profond ?
Violences après PSG : malaise ou simple vandalisme ?

Les graves incidents qui ont éclaté après la victoire du PSG en Ligue des champions ont alimenté les débats toute la semaine. Sans répondre à une question centrale : sommes-nous face à un phénomène limité, même s'il est inquiétant, une minorité de jeunes qui versent, pour le simple « plaisir » de casser, dans le vandalisme et l'agression, ou faut-il interpréter ces dérives comme une intégration de plus en plus difficile d'une partie de la jeunesse des banlieues ?

Depuis quelques années, la célébration des grandes victoires du football français bascule dans la violence. Ce fut le cas pour la Coupe du monde 2018 à Paris, mais aussi dans plusieurs grandes villes, dont Nice. Dans la nuit de samedi à dimanche dernier, même des communes de taille moyenne comme Cannes ont été touchées. Ces manifestations violentes s'invitent également lors du Nouvel An ou d'Halloween.

S'il s'agit de simples perturbateurs en mal de défoulement, l'action ferme de la justice et, si nécessaire, le durcissement de la loi, notamment sur le thème « tu casses, tu réparés » cher à Gabriel Attal, devraient permettre d'endiguer le phénomène, faute de pouvoir l'éradiquer. S'il s'agit d'une intégration dysfonctionnelle au sein de la République pour une partie de la jeunesse des cités, la réponse s'avère beaucoup plus complexe.

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Faute de chiffres et d'études capables d'en mesurer l'ampleur, la prudence est de mise. Il serait inapproprié de faire retomber sur le plus grand nombre les débordements de quelques-uns. Combien d'hommes et de femmes, Français issus de l'immigration de ces dernières décennies, montrent, tous les jours, qu'ils se sont parfaitement intégrés dans la société française !

La France se doit également de faire son propre examen de conscience. Pourquoi l'assimilation de ces populations, qui semblait plus facile il y a encore une vingtaine d'années, connaît désormais des ratés ? Malgré les efforts de l'Éducation nationale, les inégalités sont-elles trop importantes pour espérer embarquer tout le monde dans le navire de la réussite ? N'y a-t-il pas spécifiquement une défaillance dans l'éducation des garçons (à l'école mais également en famille) qui constituent l'essentiel de ces fauteurs de troubles ? Les quartiers ghettos n'ont-ils pas créé un terreau favorable à ces révoltes ? L'immigration régulière a-t-elle été trop massive ces dernières décennies pour que l'intégration puisse être pleinement opérante ?

Autant de questions dont tous les candidats à la présidentielle pourraient s'emparer. Posément et sans jeter de l'huile sur le feu.

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