Vendredi 24 avril 2026, le conseil municipal de Vallauris Golfe-Juan a été le théâtre d'une vive altercation entre le maire, Kevin Luciano, et l'élu d'opposition Nicolas Cuzzupoli. Ce dernier, par un communiqué publié sur ses réseaux sociaux, exige des excuses publiques de la part du maire.
Des échanges houleux lors du vote du budget
Le ton est monté lors du vote final du budget. Après les interventions critiques d'Emelie Leduc (Union pour Vallauris Golfe-Juan) et de Nicolas Cuzzupoli (Union des Droites - Unir pour agir), le maire a répliqué : « Au risque de paraître désagréable, j'ai vraiment de la peine pour vous deux ». Il a qualifié les résultats de ses opposants aux élections municipales de « pathétiques », remettant en cause la légitimité de leurs critiques.
Le débat a rapidement dégénéré en attaques personnelles. Kevin Luciano a poursuivi : « Les cancres sont en train de nous dire que ceux qui ont été soutenus par 73,16 % des électeurs sont mauvais, incompétents, ne travaillent pas ». Il a ensuite visé directement Nicolas Cuzzupoli : « La population ne vous soutient pas, votre parti ne vous soutient pas, aucun parti ne vous soutient... Et vos parents disent que vous êtes un bon à rien. »
Il est à noter que Josiane Cuzzupoli, mère de l'élu d'opposition, est conseillère municipale du groupe majoritaire. Sollicitée, elle n'a pas souhaité s'exprimer.
Une demande d'excuses publiques
Dans son communiqué, Nicolas Cuzzupoli dénonce des propos « à caractère personnel, familial et dénigrant » qui n'ont « pas leur place dans une assemblée républicaine ». Il ajoute : « Le débat démocratique ne peut pas se résumer à des attaques personnelles ou à des qualificatifs graves comme ''cancres'' ». Joint par téléphone, il qualifie la situation de « violente ».
Également attaqué sur ses investitures – le Rassemblement national ne l'a pas reconduit lors des dernières municipales –, l'élu d'opposition dénonce une « diffamation complète » et assure n'avoir jamais « sollicité aucune investiture d'aucun parti politique », précisant que sa liste divers droite a été « validée par la commission de propagande ». Il se « réserve le droit de donner une suite s'il [Kevin Luciano] ne revient pas sur ce qu'il a dit ».
Le maire maintient ses propos
De son côté, Kevin Luciano assume ses déclarations : « Je ne retire rien de ce que j'ai dit. Ce ne sont pas des attaques personnelles. Ce sont des faits. » Il explique : « On est sur une discussion politique, il nous dit que politiquement, on est mauvais. Je lui dis que le plus mauvais, ce n'est pas moi. » Et d'ajouter : « Tous ces éléments-là sont vrais. S'il estime qu'il a été attaqué, il fait une procédure contre moi, si ça lui fait plaisir. Mais moi, je ne ferai aucune excuse à Monsieur Cuzzupoli qui n'en mérite pas. »



