Le lycée Cantau d'Anglet a connu une série de trois fausses alertes à la bombe en l'espace de quatre jours, provoquant l'activation des protocoles de sécurité à chaque fois. Les faits se sont produits mardi 21 avril, jeudi 23 avril et vendredi 24 avril, par le biais de menaces transmises par courriel.
Chronologie des alertes
La première alerte a eu lieu mardi 21 avril vers 8 h 30, suivie d'une seconde jeudi 23 avril entre 10 h 30 et midi, puis d'une troisième vendredi 24 avril vers 9 h 45. Conformément aux procédures en vigueur, les bâtiments du lycée, qui accueille 1 850 élèves, ont été systématiquement inspectés pour lever tout doute.
Inquiétudes et réactions
Ces événements ont suscité de vives inquiétudes parmi les élèves et leurs parents. Des moments d'angoisse ont été rapportés. La Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) du lycée Cantau suit la situation de près, tout comme le maire d'Anglet, Claude Olive.
Le maire a déclaré : « Ces agissements ont des conséquences sur la vie de nos élèves, sur les équipes, sur les forces de police. La police est saisie du dossier. Il faut arriver à savoir d'où partent les mails de manière à arrêter tout ça très vite. » Ses services se sont également rendus sur place.
Contexte et précédents
Le lycée Cantau avait déjà été touché en novembre 2023 lors d'une vague de fausses alertes à travers la France. Plus récemment, en décembre dernier, le groupe scolaire Largenté à Bayonne a subi une fausse alerte, où les auteurs avaient piraté le profil d'une élève sur le logiciel Pronote. Le jour de la première alerte à Cantau, un établissement de Charente, le CFA de Barbezieux, a également été victime d'une fausse alerte intrusion, nécessitant l'intervention du GIGN.
Sollicitée par la rédaction de « Sud Ouest », la direction du lycée Cantau n'a pas pu être jointe. Une enquête de police est en cours pour identifier les auteurs de ces menaces.



