Tags antifascistes dans l'Aveyron : le maire porte plainte et veut des caméras
Tags antifascistes : le maire porte plainte et réclame des caméras

Un nouvel épisode de dégradations dans la commune sud-aveyronnaise de Saint-Georges-de-Luzençon relance le débat sur la vidéoprotection. Dans la nuit de samedi à dimanche, les murs des vestiaires du stade des Rivières ont été recouverts de tags à caractère antifasciste. Ces inscriptions s’ajoutent à une série d’actes de vandalisme qui visent depuis plusieurs mois les bâtiments publics et les panneaux du village.

Le maire porte plainte

Didier Cadaux, maire de la commune, a déposé plainte ce mardi matin à la gendarmerie de Millau. Il évoque l’urgence d’agir face à une situation qui pèse à la fois sur l’image du village et sur les finances communales. “C’est au moins la seconde fois”, confirme l’édile, rappelant que la salle des fêtes avait déjà été visée en mars dernier, avec des messages similaires.

Les tags, qui ciblent notamment le Rassemblement national, présentent des caractéristiques graphiques identiques. “Il y a des types d’écritures où c’est le même, le i un peu plus petit que les autres lettres, les s bien fermés… Pour moi, ce sont les mêmes personnes”, analyse un proche du dossier, qui mentionne également des panneaux tagués près de l’école élémentaire.

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Un coût financier et symbolique

Les conséquences sont immédiates. “Toute la longueur des vestiaires a été taguée”, décrit le maire, qui a constaté les faits sur place. “C’est trop important pour le moment pour le faire refaire aux employés communaux. Il va falloir faire appel à une entreprise extérieure”, explique-t-il, doutant que l’assurance couvre ces dégradations. “On avait pu repeindre la salle des fêtes en interne, mais il faudra malheureusement y repasser parce que ça se voit tout le temps”, regrette-t-il.

Au-delà du coût matériel, c’est l’image du village qui est écornée. “Sans parler de l’image que ça véhicule”, insiste un interlocuteur.

La vidéoprotection, une solution en suspens

Face à la récurrence de ces actes et à une série de cambriolages ciblant des maisons inoccupées en pleine journée, la question de la vidéoprotection refait surface. Promesse de campagne, ce projet figure au budget 2026, mais sa concrétisation dépendra des subventions obtenues. “On a mis le projet au budget cette année, donc normalement on devrait le faire, mais on attend les réponses pour les subventions”, explique Didier Cadaux. “Si on a un financement, on le fera. Si on n’a pas de financement, il faudra voir”, nuance-t-il, conscient du coût que représente un tel dispositif, même restreint à des lieux stratégiques.

En attendant, l’enquête de la gendarmerie se poursuit, avec l’espoir de remonter jusqu’aux auteurs. “Les gendarmes vont enquêter. J’espère qu’ils trouveront quelque chose”, déclare le maire. Les pistes restent pour l’instant minces.

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