Suisse : l'hypothèse du suicide élargi privilégiée après l'incendie mortel d'un autocar
Les enquêteurs suisses chargés de l'incendie d'un autocar qui a provoqué la mort de six personnes la semaine dernière dans l'ouest de la Suisse ont indiqué, ce lundi, que l'hypothèse d'un suicide demeurait privilégiée. Cet incendie, déclaré le 10 mars en fin d'après-midi à Kerzers (Chiètres en français), a fait six morts, dont l'auteur présumé, et cinq blessés.
Un acte aux conséquences fatales
À ce stade, les raisons profondes qui ont poussé l'individu à commettre cet acte restent inconnues. La police du canton de Fribourg a annoncé dans un communiqué que l'hypothèse d'un suicide élargi est toutefois privilégiée, écartant rapidement la possibilité d'un acte terroriste. « Les raisons profondes qui l'ont poussé à commettre cet acte aux conséquences fatales pour plusieurs personnes, tout en mettant fin à ses propres jours, demeurent inconnues », a précisé la police.
Neuf personnes à bord du véhicule
Un peu moins d'une semaine après la tragédie, l'enquête a confirmé que neuf personnes se trouvaient à bord du véhicule au moment de son embrasement, y compris le conducteur. « Trois occupants ont pu s'extraire du bus en étant blessés. Parmi eux, une femme de 56 ans se trouve toujours hospitalisée dans un état critique. Deux personnes situées à l'extérieur ont été légèrement blessées en tentant de porter secours aux victimes », a ajouté la police.
Les circonstances de l'incendie
Les enquêteurs ont établi que les portes de l'autocar s'étaient ouvertes normalement lorsque le véhicule s'est immobilisé. Cependant, « l'incendie ayant été déclenché pendant le trajet, l'ouverture n'a pu avoir lieu qu'à l'arrêt complet du bus ». Cela a compliqué les possibilités d'évacuation pour les passagers.
Profil de l'auteur présumé
Sur le profil de l'auteur présumé, un Suisse de 65 ans initialement décrit comme un « marginal perturbé » dont la famille avait perdu la trace, les investigations ont permis d'établir qu'il faisait l'objet d'une curatelle de gestion administrative du canton de Berne. Aucun élément n'indiquait qu'il représentait un danger pour lui-même ou pour autrui, selon les enquêteurs. L'homme était connu des services de police pour des infractions à la loi fédérale sur les stupéfiants.
L'instruction pénale est toujours en cours sous l'autorité du ministère public, a conclu la police, alors que la communauté locale et les familles des victimes tentent de faire face à cette tragédie aux répercussions profondes.



