Strasbourg : 17 ans de prison pour un ex-ostéopathe violeur de 29 patientes
Strasbourg : 17 ans pour un ostéopathe violeur

Un verdict lourd pour des actes répétés

Ce mercredi 10 juin 2026, la cour d'assises du Bas-Rhin a condamné un ancien ostéopathe de 63 ans à une peine de dix-sept années de réclusion criminelle. L'homme était jugé pour des viols et agressions sexuelles commis sur vingt-neuf patientes, entre 2000 et 2015, dans son cabinet situé à Strasbourg. Les faits, d'une particulière gravité, ont choqué l'opinion publique et suscité une vive émotion parmi les victimes.

Des années d'emprise sur des patientes vulnérables

L'ostéopathe profitait de la vulnérabilité de ses patientes, souvent venues consulter pour des douleurs physiques ou un mal-être. Sous couvert de soins médicaux, il imposait des actes à caractère sexuel, allant d'attouchements à des viols. Les enquêteurs ont mis au jour un mode opératoire bien rodé : l'homme isolait ses victimes, minimisait leurs craintes et justifiait ses gestes par des prétextes thérapeutiques. Les témoignages, recueillis durant l'instruction, ont décrit une atmosphère de peur et de manipulation.

Un procès éprouvant pour les parties civiles

Le procès, qui s'est déroulé sur deux semaines, a été particulièrement difficile pour les vingt-neuf femmes parties civiles. Certaines ont dû revivre des traumatismes anciens, tandis que d'autres ont exprimé leur soulagement face à la reconnaissance des faits par la justice. Le parquet avait requis une peine de vingt ans de réclusion, soulignant la dangerosité de l'accusé et la nécessité de protéger la société. La défense, de son côté, a plaidé pour une peine plus clémente, évoquant l'âge avancé de son client et son absence d'antécédents judiciaires.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Une condamnation saluée par les associations

Plusieurs associations de lutte contre les violences sexuelles ont salué la décision de la cour. Elles estiment que cette condamnation envoie un signal fort aux professionnels de santé qui abusent de leur position. Les avocats des parties civiles ont également exprimé leur satisfaction, tout en rappelant que le chemin vers la guérison reste long pour les victimes. L'ancien ostéopathe, qui a toujours nié les faits les plus graves, a annoncé son intention de faire appel.

Un rappel des dérives possibles dans le milieu médical

Cette affaire met en lumière les dérives possibles dans le milieu paramédical, où la relation de confiance entre le praticien et le patient peut être exploitée. Elle soulève des questions sur le contrôle des pratiques et la protection des patients. Les autorités sanitaires ont rappelé l'importance de signaler tout comportement suspect et de renforcer les mécanismes de plainte. Pour l'heure, la peine de dix-sept ans de prison marque la fin d'un long calvaire pour les vingt-neuf femmes, mais aussi le début d'une réflexion plus large sur la sécurité des soins.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale