Des autocollants néonazis, arborant des slogans du GUD, des croix celtiques et des références à la division SS Charlemagne, pullulent à la gare du Cros-de-Cagnes, à Cagnes-sur-Mer. Ces stickers, régulièrement collés par dizaines, témoignent de la résurgence de groupuscules d'extrême droite dans l'espace public.
Une prolifération inquiétante
Depuis des mois, les quais de la petite gare du Cros sont envahis de messages identitaires ou national-révolutionnaires. Des autocollants appelant à « Defend Nice » ou martelant que « Saving Europe is Nice » sont régulièrement arrachés, mais réapparaissent sans cesse. Ces slogans s'inspirent du « Defend Europe » du mouvement Génération Identitaire, dissous en 2021 pour ses discours haineux.
Symboles néonazis
Parmi les collages, on retrouve le rat noir du GUD (Groupe Union Défense), dissous en 2024 pour son idéologie néonazie, ainsi que le logo des Zoulous, ancien groupe niçois lié à la suprématie blanche. Ce logo associe l'aigle du Comté et la croix celtique, rappelant le blason de la 33e division SS « Charlemagne », composée de Français ayant combattu pour les nazis et commis des massacres de civils.
Les auteurs dans l'ombre
Les poseurs de ces stickers restent anonymes, jouant au chat et à la souris. Après la dispersion des Zoulous, certains de leurs membres ont rejoint Aquila Popularis, un groupuscule dénonçant la supposée « islamisation » de la France. En février 2026, ses militants ont organisé un hommage à Quentin Deranque, néonazi tué lors d'une rixe à Lyon.
Réactions antifascistes
Des antifascistes ont riposté en déchirant les stickers et en taguant « Cagnes Antifa » en lettres rouges, rapidement effacé. À Nice, un autocollant avec le portrait d'Hitler et le blason de la division SS Charlemagne avait déjà été découvert en mars. Le 25 avril, un nouvel affichage du Comité du 9 mai, groupuscule néofasciste, a choqué les passants.
Indignation politique
Robert Injey, colistier sur la liste « Nice ! Front Populaire », a dénoncé ces actes sur Facebook, affirmant que la ville de Nice, sous la gestion de Christian Estrosi, laisse prospérer des symboles rappelant la collaboration nazie.



