L'affaire de viol d'une petite fille de 22 mois, révélée lors d'une enquête pour proxénétisme, connaît une avancée majeure avec l'achèvement de l'instruction. Le suspect, un Nîmois de 35 ans, pourrait être jugé en 2026 devant la cour criminelle du Gard.
Une découverte glaçante
Les faits remontent à l'été 2021. Alors que les policiers de Nîmes enquêtent sur un réseau de proxénétisme impliquant des mineurs, ils saisissent le téléphone portable du principal suspect. Ce dernier refuse de le déverrouiller, mais les services spécialisés parviennent à en extraire le contenu. Ils y découvrent une vidéo insoutenable : un homme se filmant en train de violer un bébé de 22 mois. Le suspect, déjà condamné à dix ans de prison pour proxénétisme en septembre 2023, est alors mis en examen pour viol.
L'identification de la victime
Dans un premier temps, les enquêteurs peinent à identifier la fillette. Après des mois d'investigations, ils retrouvent ses parents. Le père avait confié l'enfant au trentenaire pour qu'il la garde une après-midi. C'est à ce moment que le viol a eu lieu. Le suspect a expliqué avoir consommé de la cocaïne et avoir été submergé par une pulsion sexuelle.
Les parents mis en examen puis relaxés
Les parents, initialement mis en examen pour complicité de viol, ont finalement bénéficié d'un non-lieu en juillet 2025. Le parquet de Nîmes a estimé les charges insuffisantes. Le juge d'instruction a confirmé cette décision.
Vers un procès en 2026
En septembre 2025, le juge d'instruction a ordonné la mise en accusation du trentenaire pour viol sur mineur de moins de 15 ans. Son avocat, Me Mathieu Monfort, a indiqué que son client comptait s'expliquer. L'affaire devrait être jugée en 2026. Le suspect n'a pas fait appel de sa mise en accusation.
Toute personne est présumée innocente tant que justice n'a pas été définitivement rendue.



