Rave géante illégale : 5 000 teufeurs dans l'Hérault, la préfète menace d'intervenir
Rave illégale dans l'Hérault : 5 000 teufeurs, intervention possible

Rave géante illégale dans l'Hérault : la préfète n'exclut pas une intervention des forces de l'ordre pour déloger les teufeurs

Des milliers de teufeurs ont envahi une propriété privée dans le nord de l'Hérault, à Ferrières-les-Verreries, dans la nuit du vendredi 5 au samedi 6 juin, malgré le déclenchement du plan « rave bleue » par la préfecture. La préfète Chantal Mauchet n'exclut pas une intervention des forces de l'ordre pour mettre fin à ce rassemblement illégal.

Un rassemblement massif et international

Plusieurs milliers de participants, estimés entre 2 000 et 5 000 selon les sources, ont investi cette commune de moins de 50 habitants, située en zone de garrigue à la lisière du Gard. Les gendarmes, alertés dans la nuit, sont arrivés sur place pour constater une file interminable de véhicules, avec des plaques d'immatriculation en provenance d'Espagne, d'Italie, de Suisse et d'Allemagne. Un vol de reconnaissance par hélicoptère a permis à la préfète d'estimer la présence de 2 000 personnes et 600 véhicules, tandis que Simon Poppy, adjoint au maire et président de FNE Occitanie-Méditerranée, évoquait 5 000 teufeurs. Selon nos informations, un cadenas a été forcé pour accéder au site via une piste.

Le plan « rave bleue » et les mesures préfectorales

La préfecture de l'Hérault avait activé le plan « rave bleue » la veille pour empêcher un tel rassemblement. Dans un communiqué, la préfète Chantal Mauchet a rappelé que « les rave parties ne sont pas les bienvenues sur le territoire », soulignant les risques d'incendie et les atteintes à l'environnement, notamment sur les terres agricoles et les zones protégées. Outre le projet de loi Ripost, adopté par le Sénat le 26 mai, un arrêté préfectoral interdit l'organisation de ces rassemblements dans l'Hérault. Dans l'après-midi, la préfète s'est rendue sur place : « Les effectifs de la gendarmerie départementale ont été mobilisés toute la nuit sur les routes de l'Hérault. Ils ont empêché une installation dans le cœur d'Hérault mais n'ont pas pu agir à temps pour bloquer ce rassemblement. » Un arrêté d'interdiction de la circulation a été pris sur les deux routes départementales desservant le site, avec des barrages pour empêcher l'arrivée de nouveaux véhicules et contrôler les sortants.

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Impact environnemental et réactions

Simon Poppy, également présent sur place, a déploré les dégâts écologiques : « Le mal est fait. Nous avons essayé de sensibiliser les participants à la présence d'espèces protégées comme la sabline douteuse ou l'orchis à odeur de vanille. Les oiseaux étaient en panique. Les pipits rousseline et les pies-grièches à tête rousse qui nichaient ont disparu. C'est une Znieff de type 1. » Les organisateurs ont toutefois été à l'écoute, et des zones ont été rubalisées avec des affiches cartographiques. Sophie Mazas, présidente de la Ligue des droits de l'homme, présente aux côtés de Poppy, a salué la prise en compte de la signalétique. L'avocate, qui a attaqué l'arrêté préfectoral d'interdiction des rave parties, estime qu'« une concertation en amont serait plus efficace afin de permettre un usage collectif respectueux de l'espace commun ». Avec le projet de loi Ripost, le sujet reste clivant. La préfète n'exclut pas une intervention des forces de l'ordre : « Je prendrai une décision en fonction des circonstances. »

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