Procès à Draguignan : Fabien Amphoux nie avoir drogué ses compagnes avant viols
Procès Draguignan : accusé nie avoir drogué compagnes avant viols

Fabien Amphoux, 28 ans, consultant, comparaît devant la cour criminelle du Var à Draguignan pour cinq viols avec administration de substances, cinq viols par conjoint, une tentative de viol et une agression sexuelle sur six victimes entre 2016 et 2023. Il encourt 20 ans de réclusion criminelle. À l'ouverture du procès ce mercredi, il a reconnu avoir violé ses compagnes après les avoir étranglées jusqu'à perte de connaissance, mais nie leur avoir administré des somnifères.

Un « gendre idéal » à la double face

Décrit comme un « gendre idéal » par certaines mères de ses ex-compagnes, Fabien Amphoux admet avoir une « partie sombre ». « Je demande pardon d'avoir commis des viols, a-t-il déclaré. J'ai forcé leur consentement. Je n'en avais pas conscience à l'époque, ni des conséquences. Je n'ai jamais voulu leur faire du mal. J'étais très égoïste, centré sur mon propre plaisir. » Il pratiquait l'étranglement jusqu'à évanouissement et poursuivait l'acte sexuel sur des corps inertes, même en cas de refus explicite.

Fantasme « malsain » inspiré d'Internet

Il explique ce comportement par un « fantasme malsain » : « J'ai voulu reproduire des vidéos que j'avais vues sur Internet. Je me demande encore comment j'ai pu agir ainsi, sans voir ce que je leur faisais, sans les écouter… » Malgré ses aveux sur les viols par strangulation, il conteste avoir utilisé des somnifères. Pourtant, des vidéos découvertes par Flavie (prénom modifié) en juin 2021 la montrent inconsciente alors qu'il la pénètre. Des traces de zolpidem et zopiclone – somnifères puissants – ont été retrouvées dans les cheveux de Flavie, Ève, Lucie et Lauriane. Pour Laura, l'expertise a révélé de la kétamine, un anesthésique vétérinaire.

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Les victimes réfutent l'alcool comme cause

Amphoux avance que les pertes de connaissance seraient dues à des soirées trop alcoolisées. « Je ne sais pas expliquer comment ces somnifères ont pu se retrouver dans leur organisme, s'excuse-t-il. À part dire que c'était par mégarde, mais ce n'est qu'une supposition. À l'époque, j'en prenais car j'avais du mal à trouver le sommeil. » Les victimes démentent : « Je n'ai jamais bu à ce point, mais je ne pouvais pas concevoir que c'était autre chose », confie Flavie, jusqu'à recevoir les résultats toxicologiques. Le procès se poursuit à Draguignan.

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