La princesse Eugénie quitte son rôle de marraine d'Anti-Slavery International
La princesse Eugénie, fille de l'ex-prince Andrew et de Sarah Ferguson, a officiellement démissionné de son poste de marraine de l'organisation caritative britannique Anti-Slavery International. Cette association, fondée en 1839, est reconnue comme la plus ancienne organisation de défense des droits humains au monde. La princesse de 35 ans, qui occupait cette fonction depuis sept ans, a vu son profil retiré du site internet de l'ONG, où son engagement était précédemment salué pour son travail « aux côtés des leaders de la lutte contre l'esclavage moderne ».
Une décision dans un contexte sensible
Anti-Slavery International a publié un communiqué officiel relayé par l'Observer, confirmant la fin de ce parrainage royal. L'organisation a exprimé sa gratitude envers la princesse Eugénie pour son soutien durant toutes ces années, tout en formulant l'espoir qu'elle « continuera à œuvrer pour mettre fin à l'esclavage ». La princesse, qui dirige la galerie d'art Hauser & Wirth à Londres, est connue pour son militantisme de longue date contre l'esclavage moderne et la traite des êtres humains.
Le contexte des révélations Epstein
Cette démission intervient peu après la publication par le ministère américain de la Justice de documents relatifs aux activités criminelles de Jeffrey Epstein, l'ancien financier américain décédé en prison en 2019 avant son procès pour trafic sexuel. Bien qu'aucun élément ne suggère une implication directe de la princesse Eugénie dans ces affaires, son père Andrew Mountbatten-Windsor a entretenu une amitié controversée avec Epstein et fait l'objet d'accusations graves.
Virginia Giuffre, l'une des victimes d'Epstein décédée par suicide l'an dernier, a accusé l'ex-prince Andrew de viol dans le cadre de trafics organisés par le criminel sexuel. Les deux parties ont finalement conclu un accord financier à plusieurs millions de livres sterling hors tribunal en 2022. Andrew Mountbatten-Windsor a toujours nié ces accusations, affirmant que lors de la nuit incriminée en mars 2001, il « était à la maison avec les enfants », faisant référence à ses filles Eugénie et Béatrice.
Des retraits en cascade dans l'entourage royal
Les révélations concernant Epstein continuent d'avoir des répercussions significatives sur l'entourage de l'ex-prince Andrew. Brad Edwards, un avocat représentant les victimes d'Epstein, a révélé en janvier qu'une deuxième femme aurait affirmé avoir été envoyée au Royaume-Uni en 2010 pour avoir des relations sexuelles avec Andrew. De nouvelles photographies et courriels dévoilés récemment ont également mis en lumière les liens troubles entre l'ex-prince et le criminel sexuel.
Sarah Ferguson, l'ex-épouse d'Andrew et mère d'Eugénie, qui avait elle aussi noué des relations étroites avec Jeffrey Epstein, a fermé six sociétés en février dernier dans le sillage du scandale. Il apparaît de plus en plus clairement que les princesses Eugénie et Béatrice subissent les conséquences des relations controversées de leurs parents avec Epstein. Selon plusieurs observateurs, les deux sœurs ne seraient plus les bienvenues sur certains événements clés de la monarchie britannique, comme la prestigieuse course hippique d'Ascot.
Cette situation délicate place les filles d'Andrew dans une position complexe, devant naviguer entre leur engagement personnel et l'héritage familial compromis par les affaires Epstein. La démission d'Eugénie d'Anti-Slavery International symbolise ainsi les difficultés auxquelles font face les membres de la famille royale indirectement touchés par ce scandale d'envergure internationale.



