Plouasne : une femme meurt lors d'une tentative d'internement forcé par le maire
Plouasne : décès lors d'une tentative d'internement forcé

Une intervention municipale tourne au drame mortel à Plouasne

Une femme de 66 ans, Catherine Josselin, résidant depuis des décennies dans le hameau de Launay Hellon à Plouasne dans les Côtes-d'Armor, est décédée le 7 avril sur la voie publique, devant son domicile. Les circonstances de sa mort sont particulièrement troublantes, impliquant directement le maire de la commune et trois autres personnes.

Une tentative d'internement sans fondement légal

Selon les informations du parquet de Saint-Malo, relayées par Ici Breizh, le maire et ses acolytes ont tenté de faire hospitaliser de force la sexagénaire en psychiatrie. Or, aucun arrêté municipal ni certificat médical n'avait été établi pour encadrer cette démarche, la rendant totalement illégale. Le procureur Fabrice Tremel a rapidement souligné ces anomalies lors de l'enquête ouverte sur les causes du décès.

Les premières constatations des enquêteurs révèlent une scène de violence extrême. La victime a été empêchée de rentrer chez elle, puis plaquée au sol pendant quinze minutes par les quatre individus. Des vidéos de l'intervention montrent qu'elle a eu les jambes liées avec une corde et une sangle, des éléments retrouvés lors des perquisitions après avoir été retirés des lieux.

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Une non-assistance flagrante et un décès suspect

Deux autres élus, arrivés sur place en cours d'intervention, n'ont pas porté secours à la femme, aggravant ainsi la situation. Témoin de la scène, un voisin cité par Le Télégramme a d'abord jugé l'action proportionnée avant de s'interroger rétrospectivement sur sa brutalité.

Plaquée face contre terre sous le poids de ses assaillants, Catherine Josselin a progressivement perdu connaissance. Malgré les massages cardiaques prodigués sur place et l'intervention des pompiers et du Samu par hélicoptère, les secours n'ont pas réussi à la ranimer. L'autopsie a établi un lien possible entre l'interpellation musclée et le décès, conduisant le parquet à requalifier les faits le 13 avril.

Des charges graves retenues contre les auteurs

Une enquête a été ouverte pour plusieurs infractions graves :

  • Arrestation arbitraire ayant entraîné la mort
  • Violences volontaires en réunion ayant entraîné la mort
  • Non-assistance à personne en danger

Le maire de Plouasne et les trois autres personnes impliquées ont été placés en garde à vue ce mardi 15 avril, marquant un tournant judiciaire dans cette affaire qui secoue la Bretagne. La santé mentale fragile de la victime, évoquée par des sources locales, ne justifie en rien les méthodes employées, soulignant des dérives inquiétantes dans l'exercice de l'autorité municipale.

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