Dans la nuit du 23 au 24 avril 2025, l’officier marinier de 25 ans, Léo Soulas, tombait de la frégate de défense aérienne Forbin au large de Toulon. Un an après, sa famille annonce avoir déposé plainte pour non-assistance à personne en danger contre deux marins présents à bord ce soir-là.
Une disparition en mer aux circonstances troublantes
Membre de la Marine nationale, Léo Soulas avait commencé comme matelot en 2017. Au moment de sa disparition, le second maître, membre d’équipage du Charles-de-Gaulle, était détaché sur la frégate de défense Forbin escortant le porte-avions. Cette nuit-là, la mer était glaciale et déchaînée, rendant les conditions de survie extrêmement précaires.
Le ministre des Armées de l’époque, Sébastien Lecornu, avait annoncé l’arrêt des recherches plus de 24 heures après la disparition, le vendredi 25 avril peu avant 10 heures, déclarant : « L’espoir de secourir le second maître Léo Soulas est désormais nul. »
Les parents dénoncent une inertie coupable
« Compte tenu des éléments découverts dans le cadre de l’enquête, nous avons pris la décision de déposer plainte contre deux marins, qui n’ont pas permis à notre fils la moindre chance de survie dans une mer glaciale et déchaînée », déclarent les parents de Léo Soulas. Ils soulignent que les mis en cause « ont délibérément refusé de prévenir le commandement pendant 1 h 30 à compter de la disparition de Léo ».
La famille ajoute que « malgré la réactivité de la commandante du Forbin, une fois prévenue, et de tous les moyens mis en œuvre en pleine nuit par la Marine nationale, les recherches ont été vaines ». Leur avocate, Me Lisa Borne, précise que « la procédure d’homme à la mer a été initiée trop tardivement, en raison de l’inertie délibérée des deux marins ». Elle indique également que ces derniers sont mis en cause pour « dissimulation à rendre compte à la hiérarchie avec tout le bon sens et la loyauté nécessaire ».
« Léo n’avait plus aucune chance d’être sauvé », déplore l’avocate. Pour la famille, c’est un combat judiciaire qui commence. « Nous voulons poursuivre notre chemin de croix pour que justice soit rendue à notre fils qui a eu tant de bonheur à servir la France aux côtés de la Marine nationale. »



