Le frère de Gilberto Rodrigues Leal, otage français au Mali dont la mort avait été annoncée en avril 2014, a critiqué mardi le gouvernement français, secoué par un nouvel enlèvement en Algérie. Il regrette de n'avoir aucune preuve du décès de son frère.
Une annonce sans preuve
La mort de Gilberto Rodrigues Leal avait été annoncée le 23 avril 2014 par le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), un groupe jihadiste qui avait revendiqué son enlèvement. Depuis cette annonce, la famille attend des preuves tangibles. « Depuis que le gouvernement nous a dit que Gilbert était probablement mort, il n'y a aucune preuve. Quand on appelle le Quai d'Orsay, on nous dit que le dossier est vide », a déclaré David Rodrigues Leal, frère de l'otage et maire de Banassac en Lozère.
Le désarroi de la famille
« On ne veut pas remettre en doute sa mort, mais on ne sait plus quoi penser. Comment le gouvernement peut-il annoncer la mort d'un otage et dire ensuite qu'il n'a aucune preuve ? On est dans une situation où on peut tout imaginer. On se monte la tête. On se pose des questions », a ajouté M. Rodrigues Leal. Il déplore n'avoir été reçu depuis l'annonce du décès que par « un général qui n'a pas apporté grand-chose ».
Les promesses de l'État
Après l'annonce de la mort de l'otage, François Hollande avait affirmé que la France ferait tout pour connaître la vérité sur ce qui est arrivé à Gilberto Rodrigues Leal. Selon le chef de l'État, il y avait tout lieu de penser que l'otage était déjà décédé depuis plusieurs semaines du fait des conditions de sa détention. Mais aucune preuve n'a été apportée à la famille depuis.
Un enlèvement vieux de deux ans
Gilberto Rodrigues Leal, 62 ans, avait été enlevé le 20 novembre 2012 par des hommes armés dans l'ouest du Mali, près de la ville de Kayes, alors qu'il circulait dans un camping-car venant de Mauritanie. La famille attend toujours des réponses et espère que le gouvernement français pourra fournir des preuves concrètes du décès de leur proche.



