Ostéopathe condamné à 17 ans pour viols : appel et nouveau procès en vue
Ostéopathe condamné à 17 ans : appel et nouveau procès

L'affaire est loin d'être terminée. L'ostéopathe condamné à Strasbourg à 17 ans de réclusion criminelle pour viols et agressions sexuelles sur 29 patientes a fait appel de sa condamnation. Cette décision ouvre la voie à un nouveau procès. L'homme de 37 ans conteste le verdict rendu le 10 juin par la cour criminelle du Bas-Rhin.

Un appel enregistré et un contre-appel du parquet

L'appel a été enregistré vendredi 12 juin. Dans la foulée, le parquet a lui aussi fait appel. Le dossier sera donc rejugé devant une cour d'assises, cette fois avec des jurés populaires. Une nouvelle audience pourrait se tenir en 2027.

Un nouveau procès après une condamnation lourde

En première instance, le praticien a été reconnu coupable de viols et d'agressions sexuelles commis sur 29 patientes entre 2018 et 2021, dans son cabinet près de Strasbourg. Les juges ont retenu le « caractère sériel des faits » pour justifier cette peine de 17 ans de réclusion. Le dossier est massif. Il porte sur des faits reprochés à l'ostéopathe dans le cadre même de son activité professionnelle. Il lui est notamment reproché d'avoir commis ces actes sous couvert de soins, en profitant de la relation de confiance avec ses patientes.

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Au moment du procès, l'accusé comparaissait libre sous contrôle judiciaire. Il a depuis été condamné à une peine de prison ferme, accompagnée d'une interdiction définitive d'exercer la profession d'ostéopathe ainsi que toute activité impliquant un contact avec des mineurs. Tout au long de la procédure, l'homme a nié toute intention sexuelle. Il a expliqué que son seul objectif était de soulager ses patientes. Face aux témoignages concordants, il a toutefois reconnu avoir mal communiqué sur ses pratiques et manqué d'écoute.

Lors du procès, il avait assuré avoir agi dans une « volonté de soigner », tout en regrettant d'avoir causé « de la souffrance » en expliquant mal ses gestes. Des arguments qui n'avaient pas convaincu les juges, ni les parties civiles. Dans ses derniers mots, il avait également affirmé : « Je ne suis pas dangereux, je ne suis pas un violeur », tout en assurant vouloir « passer [sa] vie à réparer les dégâts » causés. Une défense déjà contestée lors des débats.

Un dossier marqué par le nombre de victimes

L'enquête a permis d'identifier 29 patientes, âgées de 30 à 83 ans pour certaines. Les faits reprochés incluent des viols pour certaines plaignantes, des agressions sexuelles pour d'autres, parfois les deux. Les magistrats ont particulièrement insisté sur la répétition des faits et leur gravité. Ce caractère « sériel » a pesé lourd dans la décision de condamnation. Une circonstance aggravante dans ce type d'affaire.

Le futur procès devra donc réexaminer l'ensemble du dossier. Avec une nouveauté majeure : la présence de jurés populaires, contrairement à la première audience devant la cour criminelle. Un nouveau verdict est attendu à l'issue de cette seconde procédure.

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