Une importante foule s’est réunie ce vendredi dans l’église Sainte-Macre de Fère-en-Tardenois, dans l’Aisne, pour rendre un dernier hommage à Chloé, une adolescente de 14 ans tuée le 6 mai alors qu’elle se rendait à pied à son collège. Environ 300 personnes ont assisté aux obsèques de la collégienne, dont le cercueil rose a traversé la commune accompagné par une vingtaine de porte-drapeaux issus de plusieurs compagnies d’arc de l’Aisne et d’autres départements.
Membre de la Compagnie d’arc de Fère-en-Tardenois, la jeune fille a été saluée par un représentant de l’association, qui a évoqué avec émotion son « sourire malicieux » ainsi que son « cœur gros comme ça ». Devant une église comble, le curé de la paroisse, Claude Mitchikpe, a également rappelé que « c’est tout un peuple, celui de Fère-en-Tardenois, qui pleure Chloé », estimant qu’elle avait été victime d’« injustice » et de « méchanceté » parce qu’elle était « une fille, une femme ».
De nombreux hommages organisés
Après la cérémonie religieuse, le cercueil a été escorté en cortège jusqu’au cimetière communal, où l’adolescente a été inhumée. Des dizaines de bouquets avaient été déposés devant l’église dans cette commune de 2 800 habitants profondément marquée par le drame. Depuis le meurtre, plusieurs hommages ont été organisés, notamment lors des commémorations du 8 mai et pendant une fête communale organisée le week-end suivant.
Le suspect mis en examen
Le principal suspect, un homme de 23 ans interpellé le soir des faits, a déclaré en garde à vue avoir entretenu « une relation amoureuse avec la jeune fille, récemment terminée ». Selon le parquet de Laon, il a d’abord reconnu avoir attaqué Chloé au couteau tout en contestant « l’intention homicide », avant de garder le silence lors de la fin des auditions. Mis en examen pour assassinat et viols sur mineur, il fait également l’objet d’autres plaintes portant notamment sur des « menaces de mort » visant « d’autres collégiennes et tiers ». Ces signalements concernent des faits antérieurs à la mort de Chloé, mais déposés après le meurtre.



