Un Nîmois au cœur de deux enquêtes criminelles en Corse
Un homme âgé de 29 ans, originaire de Nîmes mais ayant des attaches familiales en Corse, a été mis en examen pour la deuxième fois dans le cadre d'une enquête criminelle sur l'île. Selon les informations révélées par nos confrères de Corse matin ce jeudi 8 janvier, l'étau judiciaire se resserre autour de ce suspect, déjà incarcéré depuis juin 2025 pour son rôle présumé dans l'exécution d'un pompier à Oletta. Il est désormais également mis en examen dans l'affaire du meurtre de la jeune Chloé A., survenu en février 2025.
Première mise en examen : l'assassinat du pompier Camille O.
Le 10 janvier 2025, un pompier professionnel de 60 ans, Camille O., a été abattu par un commando lourdement armé à Oletta, une petite commune proche de Bastia. Vers 18 heures, la victime a succombé à plusieurs tirs à la tête et dans le dos. L'enquête, supervisée par la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille, a conduit à une série de mises en examen en juin 2025, dont celle du Nîmois, pour "assassinat en bande organisée" et "association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime". Le rôle exact du suspect reste flou, mais il pourrait avoir fourni des éléments ou des objets ayant facilité l'assassinat, qui s'inscrit dans un contexte de guerre entre deux clans du crime organisé. Le pompier tué était proche de l'un des groupes.
Deuxième mise en examen : l'assassinat de Chloé A.
Le deuxième dossier concerne le meurtre de Chloé A., perpétré le 15 février 2025 à Ponte-Leccia. Cette affaire avait suscité une vive émotion en Corse, la victime étant totalement étrangère à la délinquance. En décembre 2025, le Nîmois a été mis en examen pour "recel de bien provenant d'un vol en bande organisée" et "participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime". Il est soupçonné d'avoir accompagné ou facilité le meurtre. Déjà incarcéré pour la première affaire, il a été placé en détention provisoire avec un nouveau mandat de dépôt criminel.
Liens avec des élus locaux à Nîmes
À Nîmes, le suspect travaillait dans un service de la mairie et entretenait des liens avec plusieurs figures locales, dont des élus avec lesquels il avait fait campagne. Un dossier de nos confrères de La Gazette de Nîmes (octobre 2025) avait révélé ces proximités, suscitant des réactions contrastées. Certains élus, qui s'affichaient avec lui sur les réseaux sociaux, sont restés discrets. Un élu, sous couvert d'anonymat, a déclaré : "Il y a beaucoup de fantasmes quand on parle de la Corse", tout en rappelant la présomption d'innocence. L'avocat du mis en examen, Me Thomas Hugues, n'a pas souhaité s'exprimer, invoquant le secret de l'instruction.
Le suspect reste présumé innocent jusqu'à ce que la justice soit définitivement rendue.



