Dans la nuit du 22 mai 2025, un homme s'est introduit au domicile d'un Nîmois et l'a frappé de plusieurs coups de couteau avant de lui voler son téléphone portable et sa carte de bus. Les faits se sont déroulés rue Pitot à Nîmes, vers 4 heures du matin.
Une agression violente
La victime, un cuisinier à la retraite âgé de 70 ans, a été réveillée par du bruit. Il s'est retrouvé face à face avec un intrus qui avait pénétré dans son logement. L'agresseur a saisi un couteau de cuisine dans l'appartement et l'a menacé en pointant la lame sur son cou, le plaquant contre un meuble puis sur le lit. « Il m'a sauté à la gorge. Il était plus fort que moi mais j'ai évité la lame », a raconté la victime lors de l'audience au tribunal correctionnel de Nîmes. Malgré ses efforts, il a été frappé à plusieurs reprises au bras et à la cuisse, subissant une incapacité totale de travail (ITT) de dix jours. L'agresseur est reparti avec le téléphone portable et une carte de bus de la victime.
Un suspect identifié par son ADN
Les policiers ont rapidement identifié le suspect grâce à son ADN retrouvé sur une casquette laissée sur place. Il s'agit de Cengiz, un Kurde originaire de Turquie âgé de 40 ans, sans antécédents judiciaires et bénéficiant du statut de réfugié politique. Après son arrestation, il a été hospitalisé en psychiatrie et en addictologie. « Je n'avais pas toute ma tête », a déclaré le prévenu, père d'un petit garçon autiste. Dans la salle d'audience, sa compagne en larmes et ses proches inquiets suivaient les débats avec attention. Cengiz travaillait dans le bâtiment en France mais a perdu son emploi après une chute d'un échafaudage, ce qui l'a conduit à sombrer dans la drogue.
La défense plaide la détresse
La victime s'est montrée émue par la détresse des proches de son agresseur. « Il n'a jamais commis d'autres délits, a rappelé Me Patricia Perrien, l'avocate du prévenu. Sa vie est menacée en Turquie. On n'obtient pas facilement le statut de réfugié politique. C'est un travailleur honnête qui n'a pas supporté cette déchéance lorsqu'il a perdu son travail. Et aujourd'hui, il a réussi à décrocher de la drogue. »
Le verdict
Le procureur avait requis cinq ans de prison et une interdiction définitive du territoire français. Le tribunal a condamné le prévenu à cinq ans de prison, mais n'a pas prononcé d'interdiction de territoire.



