Trafic de drogue à Nîmes : 11 prévenus jugés pour un réseau utilisant Snapchat et applis cryptées
Nîmes : 11 prévenus jugés pour trafic de drogue via Snapchat

Un important réseau de trafic de drogue jugé à Nîmes

Le tribunal correctionnel de Nîmes examine jeudi et vendredi une affaire majeure de trafic de stupéfiants impliquant onze prévenus. Ces derniers sont accusés de transport de produits stupéfiants, association de malfaiteurs, détention d'armes et blanchiment d'argent. L'enquête, menée par la brigade des stups du commissariat de Nîmes, a mis au jour une organisation sophistiquée de revente de cocaïne et de résine de cannabis entre Nîmes et Montpellier.

L'uberisation du trafic via les nouvelles technologies

Les enquêteurs ont découvert que ce réseau fonctionnait selon un modèle très horizontal, comme le note un avocat impliqué dans le dossier. Les livraisons étaient organisées à partir de contacts établis sur internet, avec une utilisation intensive d'applications cryptées et de la messagerie Snapchat pour coordonner les transactions. Cette méthode rappelle une forme d'uberisation du trafic de drogue, rendant plus difficile l'identification des commanditaires.

Lors des perquisitions, les forces de l'ordre ont saisi des preuves matérielles accablantes : des liasses de billets (1 800 euros dans une sacoche, 15 000 euros dans une voiture, et plus de 35 000 euros en liquide lors d'une perquisition), des emballages d'herbe, des logos promotionnels pour la drogue, et même une affiche faisant la promotion des substances illicites. La drogue était parfois dissimulée dans des endroits insolites, comme à l'intérieur d'un réfrigérateur.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Armes, blanchiment et incidents violents

Outre les stupéfiants et l'argent, les enquêteurs ont découvert des armes et du matériel pour confectionner des emballages marqués d'autocollants Coffe discount 30. Certains prévenus devront également répondre d'infractions de blanchiment d'argent, retenues par le juge d'instruction pour l'aspect financier du trafic.

L'ambiance du procès pourrait être particulière en raison d'un incident survenu récemment. Le domicile de personnes proches d'un des prévenus a été la cible de quatre tirs dans le secteur de Vacquerolles, rue Jean Jallate, dans la soirée du 21 février. Une enquête est en cours pour déterminer si cet acte de violence est lié à l'affaire jugée à Nîmes.

Des liens potentiels avec d'autres affaires criminelles

Les investigations suggèrent des connexions avec d'autres dossiers. Une Peugeot sombre, aperçue sur les lieux des tirs à Vacquerolles avec des individus au visage masqué, pourrait correspondre à un véhicule impliqué dans un enlèvement perpétré dans le Vaucluse. Cette piste est actuellement examinée par les autorités.

Les prévenus seront défendus par plusieurs avocats expérimentés, dont Mes Baptiste Scherrer, Elodie Ginot, Ludivine Gloriès, Carmelo Vialette et Fahd Mihih. Conformément à la loi, toutes les personnes concernées sont présumées innocentes tant que la justice n'a pas rendu de décision définitive.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale