Le 4 juillet 2025, la cour d'assises du Vaucluse à Avignon a prononcé l'acquittement de cinq hommes précédemment condamnés pour le meurtre du jeune Abdelkader, âgé de 17 ans, survenu le 25 janvier 2021 au Mas de Mingue à Nîmes. Cette décision a plongé la famille de la victime dans une profonde consternation.
Un verdict qui bouleverse la famille
Mehdi, le frère d'Abdelkader, a témoigné de son incompréhension : "Nous n'arrivons pas à comprendre. Toute ma famille est sous le choc." Le jeune homme revenait du lycée et attendait avec un ami devant le domicile de son père lorsqu'il a été mortellement touché par balles. Un autre adolescent a également été blessé lors de cette fusillade.
"Les avocats font leur métier mais c'est honteux. Nous sommes consternés", a ajouté Mehdi, exprimant le désarroi de ses proches face à ce verdict d'appel.
Les détails du jugement en appel
Quatre des sept accusés, condamnés en première instance par la cour d'assises du Gard en juillet 2024 à des peines allant de 8 à 30 ans de prison, avaient interjeté appel. Le parquet général avait également fait appel de la relaxe de Redouan Bourrich. Les avocats Philippe Ramon, Amar Bouaou et Hugo Ferri assuraient la défense de trois des quatre appelants.
Un cinquième accusé, qui s'était désisté de son appel, voit sa peine confirmée. Il s'agit d'Illiès Moussa, condamné à 18 ans de réclusion criminelle à Nîmes.
Les peines initiales et les acquittements
- Karim Boudouche, présenté comme le commanditaire de l'expédition et poursuivi pour association de malfaiteurs, avait été condamné à 30 ans de prison. Il a été acquitté en appel.
- Michaël Doisnard et Ismaël Abbadi, condamnés à 8 ans de prison chacun, ont également été acquittés.
- Karim El Malouani, condamné à 10 ans de prison, a été relaxé.
- Redouan Bourrich, relaxé en première instance, a vu sa relaxe confirmée.
Seul Illiès Moussa, qui n'a pas fait appel, reste condamné à 18 ans de réclusion.
Un contexte de violence liée au trafic
Le meurtre d'Abdelkader s'inscrit dans un climat de violence lié au trafic de stupéfiants dans le quartier du Mas de Mingue. L'enquête avait révélé que la même arme avait été utilisée lors d'une fusillade précédente. Le procès en première instance avait mis en lumière un "déferlement de haine et de fureur", selon les termes de l'accusation.
La famille de la victime, soutenue par ses avocats, envisage désormais un pourvoi en cassation pour tenter de faire annuler ces acquittements.



