Le 22 juin 2026, Damien H., 35 ans, a été condamné par le tribunal à une peine d'un an de prison, dont six mois avec sursis probatoire de deux ans. Il devra également indemniser trois policiers à hauteur de 400 euros chacun et suivre un traitement médical. Selon les informations de La Provence, l'homme comparaissait pour une série de délits commis en juin.
Menaces envers le maire et violences conjugales
Les faits débutent le 12 juin lorsque Damien H., en recherche d'emploi, contacte le nouveau maire de la commune, Robin Prétot, par message. Il écrit : "Il faut que tu me trouves un travail sinon je vais tout casser chez toi". Le procureur a estimé que le maire "paye le système mis en place par son prédécesseur", en référence aux difficultés ayant causé la chute de l'ancien édile.
Deux jours plus tard, le 14 juin, la police intervient au domicile du suspect pour des violences conjugales. Sa compagne rapporte qu'il l'a menacée en plaçant un couteau sous sa gorge. À l'arrivée des forces de l'ordre, Damien H. les accueille avec un marteau, puis profère des insultes et des menaces : "Bande de fils de p…, vous allez voir quand je vais ressortir je vais vous froisser en civil".
L'emprise des médicaments invoquée
Lors de son audience, le prévenu justifie son comportement par une surdose de médicaments. Il déclare depuis le box : "C'était le chaos dans ma tête. J'ai vrillé". Son avocate ajoute : "Ce n'est pas Damien H. l'auteur de ces faits mais Damien sous l'emprise d'un cocktail de médicaments et de stupéfiants. Quand vous regardez les conséquences d'un surdosage de Xanax, vous voyez que la confusion mentale en fait partie".
Une expertise psychiatrique confirme un profil borderline et fortement dépressif, associé à de lourdes addictions (alcool, cannabis, benzodiazépines).
Un lourd casier judiciaire
Le tribunal a toutefois relevé que Damien H. compte 14 condamnations antérieures, dont des faits similaires de menaces de mort envers un élu. Qualifiant l'homme d'"impulsif" et "intolérant à la frustration", les juges l'ont condamné à 12 mois de prison, dont 6 mois avec sursis probatoire de deux ans, avec obligation de soins et d'indemnisation des trois policiers constitués partie civile.



