Ce lundi, une trentaine de manifestants se sont rassemblés devant le palais de justice de Nîmes pour dénoncer les abus sexuels sur les mineurs, en hommage à Maevi C., décédée lundi dernier. L'affaire Lyhanna, qui a secoué l'opinion publique, continue de mobiliser.
Des banderoles et des roses pour briser le silence
Les manifestants ont apposé de nombreuses banderoles pour stigmatiser les violences et les agressions sexuelles sur les mineurs. Parmi les slogans, on pouvait lire : "Le silence ne protège pas". Les participants ont également déposé des roses en mémoire de Maevi C., une jeune femme qui avait dénoncé des abus sexuels dans le milieu sportif avant de décéder.
Un discours poignant en hommage à Maevi C.
Une intervenante, visiblement émue, a pris la parole pour rappeler le cas de Maevi C. En plein discours, elle a éclaté en sanglots, indiquant qu'elle se rendrait aux obsèques de la jeune femme, organisées ce mercredi à Nîmes. Elle a également expliqué le contexte dans lequel Maevi C. avait dénoncé les faits.
Des revendications pour une loi intégrale
Une autre intervenante a assuré le public que la mobilisation ne diminuerait pas tant que des moyens et une loi intégrale, dédiés à la lutte contre les abus sexuels, ne seraient pas mis en œuvre. Les manifestants réclament une meilleure protection des mineurs et une prise en charge plus efficace des victimes.
Selon Hocine Rouagdia, journaliste à Midi Libre, cette action s'inscrit dans la continuité des mobilisations suscitées par l'affaire Lyhanna, qui a mis en lumière les carences du système judiciaire et social face aux abus sexuels sur mineurs.



