Un élu poussé à l'extrême par des années de conflit aéronautique
Denis Chapoul, maire de Saint-Mayme-de-Péreyrol et gérant de la société Air Charlie Delta, a annoncé samedi 11 avril une décision radicale lors du Conseil communautaire du Grand Périgueux. « Je n'ai pas d'autre choix que de commettre un sacrilège », a-t-il déclaré en lançant son intervention, marquant ainsi le début d'une grève de la faim pour protester contre ce qu'il qualifie de « mépris » et d'« hostilité » persistants au sein de la plateforme aéroportuaire de Bergerac.
Un conflit qui s'enlise depuis 2017
Depuis 2017, l'élu tente en vain de résoudre les problèmes rencontrés par son entreprise aéronautique. Il a régulièrement sollicité le Syndicat mixte air Dordogne (Smad), propriétaire de la plateforme gérée par EGC Aéro via une délégation de service public. La situation a atteint un point critique en 2021 lorsque les loyers ont été multipliés par quatre, contraignant Denis Chapoul à déménager des hangars 2 et 3 et à fermer son entreprise qui employait cinq personnes.
Actuellement, il maintient une activité réduite de maintenance et réparation d'aéronefs dans le hangar Est de l'aéroport. Cependant, cette activité est « contrariée par les difficultés d'accès au hangar », malgré la construction à grands frais d'une voie de service en 2012. Les obstacles administratifs et logistiques persistent, rendant son travail quasiment impossible.
Des sollicitations restées sans réponse
En décembre 2025, Denis Chapoul a de nouveau contacté le Smad et le président du Conseil départemental, proposant des solutions concrètes pour débloquer la situation. Aucune réponse n'a été obtenue, renforçant son sentiment d'impasse et de mépris institutionnel. Cette absence de réaction a directement conduit à sa décision de recourir à la grève de la faim comme ultime moyen de protestation.
Face à cette crise, Jacques Auzou, président du Grand Périgueux, a indiqué qu'il allait tenter de faire avancer les choses. Il a demandé une réunion d'urgence au Smad pour examiner les griefs de l'élu et trouver une issue à ce conflit qui dure depuis près d'une décennie. La situation reste tendue, avec un maire déterminé à utiliser son corps comme arme de pression pour obtenir justice et reconnaissance.



