La police le soupçonne de s’être introduit chez les victimes par les toits, les façades ou les gouttières. Mohamed S., surnommé « Le Chat », a été écroué vendredi à Paris, soupçonné d’avoir cambriolé des appartements pour un préjudice de près de 10 millions d’euros, a appris samedi l’AFP de sources proches du dossier, confirmant une information du journal Le Monde.
Un lourd passé judiciaire
Le suspect, un Parisien de 34 ans, compte une trentaine de condamnations sur son casier judiciaire. Il a été mis en examen vendredi pour vols en bande organisée, dont un commis avec violence, et pour association de malfaiteurs. Il a ensuite été placé en détention provisoire, a confirmé le parquet de Paris.
Trois autres suspects écroués
Trois autres personnes sont également soupçonnées dans cette affaire : deux complices présumés des cambriolages et un receleur, d’après l’une des sources proches du dossier. Les trois ont été écroués, confirme le parquet.
Un butin colossal
L’information judiciaire porte sur trois cambriolages. Deux d’entre eux usent d’un « même mode opératoire », d’après les sources proches : l’équipe passerait par les toits pour atteindre les appartements et utiliserait un brouilleur pour neutraliser les alarmes.
L’un des cambriolages date du 6 juillet 2025, dans une entreprise spécialisée dans la revente de maroquinerie de luxe dans le 8e arrondissement de Paris. Plus de 800 000 euros de sacs de luxe y ont été dérobés, d’après l’une des sources proches du dossier.
Un deuxième cambriolage a été commis avec violences sur un député du Parti communiste chinois, dans le 16e arrondissement, le 30 janvier dernier. La victime, qui a tenté de résister, a été blessée et s’est vue prescrire cinq jours d’ITT (incapacité totale de travail), souligne une autre source proche du dossier. « Le Chat » et ses complices présumés sont soupçonnés de lui avoir dérobé 7,8 millions d’euros, confirme le parquet.
Le Chat nie en bloc
Mais « le Chat » nie vigoureusement les faits qui lui sont reprochés. « Je n’ai jamais commis de vol avec violence, je n’ai rien à voir avec ça », a-t-il affirmé lors de son interrogatoire devant les enquêteurs de la Brigade de répression du banditisme (BRB) de la police judiciaire parisienne, dont l’AFP a eu connaissance.
« Vous êtes connu pour entrer par les toits, gouttières et fenêtres en hauteur », lui ont fait remarquer les policiers, lui imputant des cambriolages chez le footballeur Thiago Silva, le rappeur Booba ou encore celui de l’animateur Patrick Sébastien. « Vous savez, des gens grimpent sur les toits tous les jours », a balayé Mohamed S.
Contactées, ses conseils May Sarah Vogelhut et Olivia Richard n’ont souhaité faire « aucun commentaire pour le moment ».



