Journée du Souvenir à Alès : hommage sans discours officiel
Journée du Souvenir à Alès sans discours officiel

Une intense journée du Souvenir des victimes de la déportation s'est déroulée dimanche à Alès, au pied du monument aux morts, mais sans discours officiel, ce qui a suscité la surprise de Christian Bastid, président de la Coopérative des élus communistes, républicains et citoyens du Gard.

Une cérémonie sans message de l'État

Instituée par la loi du 14 avril 1954, cette journée nationale doit vivifier le souvenir des victimes de la déportation et sensibiliser la jeunesse, peu présente ce matin-là, à la question de l'internement et de la déportation. Christian Bastid a fait part de son étonnement par communiqué, déplorant qu'aucun discours officiel n'ait été transmis pour cette cérémonie mémorielle. Il a déclaré : « La Préfecture du Gard vient d'adresser aux maires une note pour les informer qu'il n'y aura pas de message officiel du gouvernement pour la cérémonie du souvenir des victimes et des héros de la déportation. Cette absence de mot de l'État interroge énormément, nous sommes choqués par cette décision. »

Le respect du droit international rappelé

Au terme de la prise de parole du président local de l'Union nationale des combattants, Roger Bogdanski, appelant à ce que « le respect du droit international porté par le tribunal de Nuremberg ne doit pas rester vain », les autorités civiles, militaires et les élus ont procédé à un dépôt de gerbes au pied du monument aux morts avant de saluer les porte-drapeaux.

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Un lourd bilan dans le Gard

À Nîmes, le mémorial de l'avenue Jean-Jaurès porte les noms des déportés gardois gravés sur de grandes plaques métalliques. Un rappel du bilan de la déportation qui fait froid dans le dos : 1 161 déportés gardois recensés, dont 669 Résistants, des politiques, 491 Juifs dont 66 enfants. 720 ont été assassinés, dont 440 Juifs (parmi eux 61 enfants). 444 ont été rescapés des camps.

Une décision critiquée

Christian Bastid a ajouté : « Face à l'importance de cette commémoration et à la mémoire des victimes et des héros de la Déportation, le gouvernement en sortirait grandi. Cette cérémonie nous rappelle que ce sont 50 enfants juifs du Gard qui ont été déportés entre 1942 et 1944 vers les camps de la mort d'Auschwitz-Birkenau. Nous sommes surpris d'une telle décision. »

Une médaille décernée

À l'occasion de cette cérémonie, le directeur de la police municipale alésienne, Stéphane Duong, s'est vu décerner la médaille de bronze de la sécurité intérieure par le sous-préfet d'Alès, Emile Soumbo.

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