Un adolescent de 17 ans est décédé des suites d'un passage à tabac survenu vendredi soir à Narbonne. Découvert samedi matin sur un chantier, il a succombé à ses blessures ce mardi 23 juin. Cinq jeunes, dont trois mineurs, ont été mis en examen et placés en détention provisoire ce mercredi 24 juin.
Des réactions politiques indignées
De nombreuses personnalités politiques, principalement à droite et à l'extrême droite, ont exprimé leur indignation ce jeudi 25 juin. Le maire de Nice, Éric Ciotti, a qualifié ce drame de « symbole d'un pays à la dérive ». Sur X, il a écrit : « Louis. 17 ans. Une nouvelle victime de l'ensauvagement français. Chaque Français pleure avec sa famille. Pour Louis, pour Thomas, pour Enzo. Pour Elias, pour Philippine, pour tant d'autres… Nous continuerons de nous battre. »
Le candidat Renaissance à la présidentielle, Gabriel Attal, a déclaré : « Notre peine est immense. Les larmes et les mots ne suffisent pas. » Il a estimé que « parmi les bourreaux présumés, trois sont mineurs : c'est le révélateur, une fois encore, d'une violence exacerbée au sein d'une partie de notre jeunesse », appelant à « un choc d'autorité ». Il défend un durcissement de la répression des mineurs, notamment en atténuant l'excuse de minorité pour les 16-18 ans.
Vives critiques du RN
La cheffe des députés RN, Marine Le Pen, a dénoncé « cette barbarie du quotidien qui ne peut plus être minimisée, relativisée ou dissimulée ». Elle a critiqué « l'impunité permanente » entretenue selon elle par « le pouvoir soutenu par la gauche et l'extrême gauche », promettant, si le RN était élu en 2027, la fin de « la déconnexion, du déni et de l'aveuglement idéologique face à l'ensauvagement et à cette insupportable ultraviolence ».
Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a estimé que le jeune homme est « le symbole d'un pays à la dérive, miné par un ensauvagement que ni le laxisme ni l'aveuglement de nos dirigeants ne peuvent enrayer ». Il s'est engagé à « oser la rupture avec 30 ans d'échecs » si le RN arrivait au pouvoir.
Réactions à gauche
À gauche, le député LFI Antoine Léaument a adressé aux proches de la victime « condoléances » et « soutien », ajoutant : « Les auteurs présumés ont été interpellés et doivent être jugés. »



