Incendie du bar Constellation : une famille réclame 56 millions de francs suisses
Incendie Constellation : famille réclame 56 millions de francs

Incendie du bar Constellation : une famille réclame 56 millions de francs suisses

Plusieurs mois après l'incendie dévastateur du bar « le Constellation » survenu lors de la soirée du réveillon, une famille de victimes demande officiellement réparation pour les préjudices physiques et psychiques subis lors de l'embrasement. Fabienne, 18 ans, et Gilles, 25 ans, frère et sœur gravement blessés lors de cette tragédie, ont survécu mais doivent désormais composer avec de lourdes séquelles permanentes.

Des séquelles physiques et psychologiques profondes

Le récit publié par le média suisse « Blick » révèle l'ampleur du traumatisme vécu par les deux jeunes victimes. Fabienne raconte avoir vu le plafond s'embraser soudainement avant de crier « Au feu ! » et d'être happée par la cohue paniquée. Elle décrit avoir été submergée par un « rouleau de feu » et avoir véritablement cru mourir sur place. Son frère Gilles explique quant à lui l'avoir poussée vers la sortie avant de s'effondrer, lui-même gravement brûlé.

Les conséquences médicales restent particulièrement sévères quatre mois après les faits :

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  • Fabienne, brûlée sur 10% de son corps, évoque des « souvenirs très présents » qui la hantent quotidiennement
  • Elle souffre de « fortes angoisses » et rencontre de grandes difficultés à retrouver une vie sociale normale
  • Gilles, brûlé sur 30% du corps, a été intubé, plongé dans un coma artificiel puis opéré à plusieurs reprises
  • Il affirme aujourd'hui encore : « Ce que j'ai vécu me hante encore aujourd'hui » et reste incapable de travailler

Les deux jeunes gens portent désormais des blessures aussi bien physiques que psychiques, nécessitant une reconstruction complète de leur existence.

Une demande d'indemnisation historique

Pour le traumatisme subi et les préjudices subis, Fabienne et Gilles réclament à eux seuls 50 millions de francs suisses, tandis que leurs parents demandent également réparation. Au total, la famille avance une demande de 56 millions de francs suisses de dommages et intérêts, ce qui équivaut à environ 60 millions d'euros selon les taux de change actuels.

L'ampleur de ces montants s'explique par plusieurs facteurs déterminants :

  1. Les soins médicaux complexes et prolongés nécessaires pour les deux victimes
  2. Les pertes de revenus substantielles dues à l'incapacité de travailler
  3. La durée indéterminée des séquelles physiques et psychologiques
  4. L'impact durable sur les études, la vie professionnelle future et les liens familiaux
  5. La reconstruction psychologique nécessaire sur le long terme

L'avocat des victimes évoque même des montants potentiellement bien plus élevés, parlant de « centaines de millions de francs » voire de milliards d'euros si l'ensemble des victimes devaient être indemnisées selon les mêmes critères.

Des responsabilités multiples mises en cause

Dans ce dossier judiciaire complexe, la famille vise plusieurs personnes présumées responsables de la tragédie :

  • Jacques et Jessica Moretti, directement impliqués dans la gestion de l'établissement
  • Nicolas Féraud, président de la commune de Crans-Montana
  • Plusieurs fonctionnaires municipaux chargés des contrôles de sécurité

Si la responsabilité de la commune ou de certains acteurs publics venait à être retenue par la justice, ce dossier pourrait créer un précédent juridique majeur sur la manière d'indemniser les victimes d'événements aussi graves. L'enjeu dépasse ainsi le simple cadre financier pour toucher à des questions fondamentales de responsabilité publique et de protection des citoyens.

Au-delà des considérations juridiques et financières, le choc humain reste au premier plan de cette affaire. La souffrance des victimes et de leurs proches, les traumatismes durables et la difficulté à reconstruire une vie normale rappellent l'impact profond de telles tragédies sur les individus et les familles concernées.

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