Incendie au Grand Parc de Bordeaux : un sinistre sous contrôle
Dans les archives, le samedi 30 mars 2019 reste marqué par un incendie survenu en début d'après-midi au 12e étage d'un immeuble de 225 logements, nouvellement rénové, situé dans le quartier du Grand Parc à Bordeaux. Le sinistre, heureusement sans victime, a mobilisé des moyens importants et suscité des interrogations parmi les riverains.
Déroulement des faits et intervention des secours
Le feu s'est déclaré accidentellement vers 14 heures, provoquant une fumée grisâtre qui s'échappait du balcon d'un appartement situé au 12e étage sur les 15 que compte la tour. Rapidement, les flammes ont noirci les deux appartements mitoyens ainsi que ceux surplombant le logement dévasté. Une habitante, alertée par sa sœur résidant à Cognac qui avait vu les images à la télévision, s'est précipitée sur les lieux en s'interrogeant : « Il y a des morts ? ». Elle a évoqué la possibilité d'un barbecue comme cause, notant que cette pratique, bien qu'interdite sur les terrasses, était courante.
Pour maîtriser l'incendie, 50 sapeurs-pompiers bordelais sont intervenus sur ce bâtiment appartenant au bailleur social Aquitanis. Le feu a été éteint vers 15 heures, sous le regard des habitants du quartier réunis place de l'Europe. Par chance, l'occupante du logement sinistré et sa famille étaient absentes au moment des faits. Anne-Marie Cazalet, la maire de quartier, a souligné son soulagement en déclarant : « Heureusement, au final, il y a eu beaucoup de peur pour peu de mal ».
Bilan humain et conséquences matérielles
L'incendie a entraîné l'évacuation d'une quarantaine de personnes, avec dix mises en sécurité et le sauvetage de sept individus réfugiés sur le toit. Quatre personnes ont dû être hospitalisées : trois pour des blessures légères et une autre plus sérieusement touchée. Les riverains exposés aux fumées, notamment des jeunes du quartier venus apporter leur aide, ont été pris en charge dans le local de la mairie de quartier voisine. Mohammed, 40 ans, habitant au 15e étage, a confié : « Y'a un moment une voisine s'est mise à crier - 'au feu' -, on l'a échappé belle ».
Sur le plan matériel, seuls les occupants des trois logements directement concernés par l'incendie – celui d'origine et les deux appartements mitoyens – ont dû être relogés. Enedis, après avoir coupé l'électricité et le gaz, n'a constaté aucun défaut sur la colonne de gaz du bâtiment. Ainsi, les habitants des autres étages ont pu réintégrer progressivement leur logement.
Interrogations sur l'accès des secours
Si le bilan humain est resté sans gravité, l'opération des pompiers, d'une durée d'environ 1 heure 30 pour évacuer toutes les personnes nécessaires, a soulevé des questions. Certains riverains ont été surpris de voir les soldats du feu devoir scier deux potelets sur la place de l'Europe pour accéder à la zone d'intervention, située entre le bâtiment I et l'école maternelle Condorcet. Une habitante s'est interrogée : « Comment se fait-il, sur un programme très récent, que l'accès pour les pompiers ne soit pas suffisamment bien prévu ? ». Elle a toutefois ajouté : « Ils ont eu du mal, ils ont mis du temps, mais ce n'est pas de leur faute ! ».
Face à ce constat, Anne-Marie Cazalet a exprimé l'espoir que cet « exercice en situation » contribuerait à la réalisation d'un « réaménagement correspondant » aux besoins de sécurité. Cet incident rappelle l'importance de la prévention et de l'adaptation des infrastructures urbaines pour garantir une intervention rapide et efficace des secours.



