Un automobiliste de 35 ans a été intercepté samedi 30 mai 2026 par la brigade motorisée de Saint-Chamas alors qu'il roulait à 232 km/h au lieu de 110 km/h sur la RD9 à Sausset-les-Pins, dans les Bouches-du-Rhône. Au volant d'une Ferrari F430, le chauffard s'est vu retirer son permis sur-le-champ, tandis que son bolide a été immédiatement saisi et envoyé à la fourrière.
Un contrôle de routine qui tourne à l'interpellation
La gendarmerie nationale n'a pas eu d'autre choix que de faire preuve de fermeté absolue face à un comportement particulièrement inconscient. Le samedi 30 mai 2026, aux alentours de 19 heures, les militaires de la brigade motorisée de Saint-Chamas effectuaient des contrôles de vitesse réguliers sur la route départementale RD9, sur la commune de Sausset-les-Pins. Cet axe de la Côte Bleue, très fréquenté durant les week-ends et connu pour abriter parfois des troupeaux de chèvres errantes, s'est transformé en piste de vitesse pour un conducteur français de 35 ans.
Les radars des forces de l'ordre ont enregistré une vitesse de 232 km/h (ou 224 km/h selon les premières constatations techniques retenues), alors que la portion de route empruntée est strictement limitée à 110 km/h. Face à ce dépassement de plus de 120 km/h, les motards ont immédiatement procédé à l'interpellation du chauffard.
Des sanctions immédiates et lourdes
Les sanctions ont été immédiates : le permis de conduire du trentenaire a fait l'objet d'une rétention sur-le-champ, et la Ferrari F430 a été saisie avant d'être évacuée sur une dépanneuse vers la fourrière administrative. Le contrevenant devra désormais répondre de ses actes devant un tribunal indépendant.
Sur le plan judiciaire, l'affaire ne relève plus du simple tribunal de police mais du tribunal correctionnel. Depuis la réforme entrée en vigueur le 29 décembre 2025, un dépassement de la vitesse autorisée égal ou supérieur à 50 km/h constitue désormais un délit routier dès la première infraction.
Les peines encourues
Face au juge, le conducteur de la Ferrari s'expose à des sanctions pénales particulièrement lourdes :
- Un retrait de 6 points sur son permis de conduire
- Une amende pouvant atteindre 3 750 euros
- Une peine allant jusqu'à 3 mois d'emprisonnement
Cette condamnation sera automatiquement inscrite à son casier judiciaire. Le tribunal pourra également prononcer des peines complémentaires, telles que la suspension ou l'annulation de son permis de conduire (avec interdiction de le repasser pendant 3 ans maximum), l'obligation de suivre un stage de sensibilisation à ses frais, ou encore la confiscation définitive du véhicule au profit de l'État.
Un rappel des autorités
Sur les réseaux sociaux, les gendarmes des Bouches-du-Rhône ont publié les clichés de l'interpellation assortis d'un rappel clair et concis : « La route n'est pas un circuit ».
Cette interception rappelle celle enregistrée récemment par les brigades motorisées du Vaucluse voisin. Les militaires y avaient entendu un jeune conducteur en permis probatoire, contrôlé à 200 km/h au lieu de 110, bredouiller aux agents : « Ma mère m'a dit de rentrer vite… ». L'histoire, cette fois, ne dit pas si le trentenaire avait lui aussi une excuse aussi improbable pour justifier cet excès qui pourrait lui coûter cher.



