L'association Espace pour tous (EPT), installée dans un local prêté par la municipalité de Saint-Maximin, est aujourd'hui menacée de disparition après des accusations graves visant son président, Henri Maggio. La structure, qui propose des ateliers de soutien social allant de la cuisine à l'aide aux devoirs, se voulait l'héritière du centre social et culturel Martin-Bidouré, fermé en 2023. Mais l'histoire se répète : un conflit avec la mairie met en péril son existence.
Des accusations à connotation sexuelle
Dans un communiqué, la mairie de Saint-Maximin a révélé que le président de l'EPT, Henri Maggio, est accusé d'avoir tenu « des propos particulièrement choquants à connotation sexuelle » à l'encontre de plusieurs femmes, membres de l'association ou personnalités politiques. Ces accusations ont été portées par d'anciens membres du conseil d'administration, démissionnaires récemment. La maire, Vesselina Garello, a déclaré : « Je ne porte pas d'accusation, mais j'ai un devoir de prudence. Il est de ma responsabilité de suspendre le soutien à l'EPT en attendant que la justice fasse son travail. » La municipalité a saisi la préfecture et le procureur de la République.
Henri Maggio conteste fermement
Henri Maggio, de son côté, « conteste fermement » les accusations. Il affirme n'avoir été ni entendu, ni convoqué, ni informé officiellement des faits reprochés. Il regrette que ces accusations aient été rendues publiques avant qu'il puisse exercer un droit de réponse. Depuis le 3 juin, il s'est mis en retrait, précisant que cette décision ne constitue pas une reconnaissance des faits. Le conseil d'administration de l'EPT a exprimé son soutien au président.
D'autres manquements pointés
Au-delà des accusations personnelles, la mairie dénonce des manquements dans les actions de l'association. L'agrément auprès de la Caisse d'allocations familiales (Caf) serait en passe d'être retiré, avec un remboursement des subventions avancées pour l'aide à la parentalité et le projet d'espace de vie sociale. La maire précise que le travail de l'EPT ne correspond pas aux critères de la Caf et que d'autres associations sur le même terrain social ne bénéficient pas d'un soutien municipal comparable.
Conséquences pour les adhérents
La subvention de 5 000 euros votée par la nouvelle municipalité a été annulée, et le local prêté doit être rendu avant le 12 juillet. Ce sont les 320 adhérents de l'EPT qui subissent les conséquences de cette affaire. La mairie leur a écrit pour les informer de la situation. L'affaire est loin d'être close, et l'avenir de l'association reste incertain.



