Errance animale : les Chats libres de Nîmes interpellent la mairie
Errance animale : les Chats libres de Nîmes interpellent la mairie

L'association des Chats libres de Nîmes tire la sonnette d'alarme : face à l'absence de réponse de l'ancienne municipalité, elle espère que la nouvelle équipe prendra enfin ses responsabilités pour enrayer la prolifération des chats et chatons. Brigitte Daudeville, membre du conseil d'administration, ne mâche pas ses mots : « Si les gens se plaignent qu'il y a des chats, c'est la faute des maires qui ne font rien. L'errance animale fait partie de leurs responsabilités. Autant les chiens sont pris en charge, autant les chats, tout le monde s'en moque. »

Un combat sans soutien

Depuis près d'un an, Brigitte Daudeville se bat pour que la Ville de Nîmes agisse dans la prévention de la prolifération féline. Sa prédécesseuse avait jeté l'éponge, faute de convention ou de subvention. « La seule que nous ayons, c'est 300 euros du Conseil départemental », déplore-t-elle. Malgré son énergie, elle se heurte à un mur. Après de nombreux courriers restés sans réponse, elle a été reçue début janvier par Corinne Pons-Casanova, alors adjointe à la Santé, mais il lui a été opposé une impossibilité de signer un document avant les élections municipales. « Mais dans mon village, à Poulx, ils l'ont fait sans problème ! », s'indigne-t-elle.

Des stérilisations insuffisantes

En attendant, l'association assume seule les stérilisations. « On en a fait 500 depuis le début de l'année, dont plus de la moitié sur Nîmes. Chaque jour, on reçoit des appels pour des portées trouvées dans un jardin, sans compter les nouveaux chats sur les points de nourrissage », explique la bénévole. Actuellement, 25 chatons sont sous sa garde, tandis que l'Orphelichat en a 75. « On sait qu'on ne pourra pas tous les placer et qu'il faudra trapper pour les stériliser et les remettre à la rue. Si le travail était fait en amont, ces naissances n'existeraient pas ! »

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Brigitte Daudeville ne minimise pas les difficultés dans certains quartiers où, pour des raisons religieuses, les propriétaires refusent la stérilisation. « Il y a 11 millions de chats errants en France pour 11 millions de chats de propriétaires. Si on ne prend pas le problème à la base, on ne s'en sort pas. »

Le dossier est désormais entre les mains de Jullien Pacioni, conseiller municipal délégué à la Place de l'animal dans la ville. L'association espère enfin être entendue et obtenir une convention qui permettrait de financer les stérilisations, avec le soutien de la Fondation 30 Millions d'amis.

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