Un mois après la disparition de Manon Relandeau, en Loire-Atlantique, la gendarmerie déploie des drones de pointe pour fouiller des zones difficiles d'accès. Depuis ce lundi 27 avril, deux appareils issus de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) survolent le secteur de Saint-Étienne-de-Montluc pour tenter de retrouver Manon Relandeau, éleveuse de 31 ans disparue depuis un mois.
Des drones rapides et polyvalents
Leur particularité réside dans leur vitesse et leur capacité de couverture. Le plus petit drone pèse un kilo et évolue à 45 km/h, utilisé de jour, tandis que le plus gros, pour la nuit, pèse 11 kg et atteint 90 km/h. À eux deux, chaque jour, ils ratissent entre cinq et dix kilomètres carrés, explique le capitaine Aurélien Chlossman à ICI Loire Océan.
Concrètement, un modèle léger équipé de capteurs optiques inspecte les terrains en journée, tandis qu'un drone plus lourd, doté de capteurs adaptés à l'obscurité, prend le relais la nuit.
Drones déjà utilisés dans l'affaire Emile
Ces drones, utilisés depuis 2022 dans d'autres affaires sensibles telles que la disparition du petit Emile ou celle d'Agathe Hilairet, permettent notamment d'accéder à des secteurs jusque-là peu explorés : marais, fossés et canaux, nombreux dans ce secteur à l'ouest de Nantes. La zone autour de la ferme est une zone très rurale, avec de nombreux canaux et marais, souligne le lieutenant-colonel Gonzague Cassart. C'est pourquoi l'emploi de moyens aériens apporte une réelle plus-value pour accéder à des endroits très difficilement accessibles.
L'intelligence artificielle en appui
Les images captées sont ensuite analysées avec des outils d'intelligence artificielle, avant d'éventuelles vérifications humaines. Cela permet d'analyser le terrain plus finement et peut-être de découvrir des pistes ou des choses que l'on n'a pas pu voir sur les premiers passages, précise le lieutenant-colonel. Une quinzaine d'enquêteurs restent mobilisés, tandis que l'appel à témoins pour retrouver Manon Relandeau a été relancé.
Par ailleurs, le conjoint de la jeune femme, principal suspect, a été interpellé en Algérie ce lundi 27 avril. Deux personnes ont été mises en examen les 22 et 23 avril pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime et modification des lieux d'un crime.



