Drame à Damprichard : un homme poignarde son ex-femme lors d'une dispute sur leur chat
Drame à Damprichard : dispute sur un chat tourne au poignard

Un drame familial éclate à Damprichard après une dispute sur la garde d'un chat

La quiétude de la commune de Damprichard, dans le Doubs, a été brutalement rompue vendredi dernier par un fait divers d'une violence inattendue. Un homme âgé de 55 ans a poignardé son ex-femme, âgée de 40 ans, lors d'une altercation qui a dégénéré, initialement centrée sur la garde de leur chat domestique. Selon les informations rapportées par ICI Belfort-Montbéliard, cette dispute banale en apparence a basculé dans le tragique, mettant en lumière les tensions persistantes au sein de cette famille récemment séparée.

Une altercation qui tourne au cauchemar

Le quinquagénaire s'est rendu au domicile de son ancienne compagne, dont il est divorcé depuis l'année dernière. La discussion, d'abord focalisée sur le sort de l'animal de compagnie, a rapidement dévié vers la nouvelle situation amoureuse de la quadragénaire, attisant les rancœurs. Dans un geste impulsif, l'homme a sorti un couteau rétractable qu'il portait sur lui et a porté un coup à son ex-épouse. Lors de sa garde à vue, il a affirmé n'avoir « aucune volonté de blesser ou de tuer », minimisant ainsi la gravité de son acte.

Une victime qui ignore sa blessure

La situation prend un tour surprenant : la femme elle-même ne s'est pas rendu compte immédiatement qu'elle avait été poignardée. L'altercation s'est poursuivie après le coup, et ce n'est qu'une fois son ex-mari mis à la porte qu'elle a pris conscience de sa blessure. Elle a alors contacté une amie pompier volontaire, qui lui a prodigué les premiers soins avant d'alerter les secours. La quadragénaire présentait une plaie de plusieurs centimètres sur le côté gauche, nécessitant une hospitalisation d'urgence.

Des conséquences médicales et judiciaires

Hospitalisée pour un pneumothorax, une affection grave touchant le poumon, la victime a toutefois vu son état stabilisé, et ses jours ne sont pas en danger. Les médecins lui ont prescrit une interruption totale de travail (ITT) d'au moins quinze jours, soulignant la sévérité de son traumatisme. De son côté, l'agresseur a été interpellé à son domicile par les gendarmes, sans opposer de résistance et conservant encore le couteau utilisé. Il a été mis en examen pour « violences aggravées sur son ex-conjointe avec une arme » et placé en détention provisoire en attendant son procès, prévu le 7 avril prochain devant le tribunal correctionnel. Il encourt jusqu'à sept ans de prison.

Le refus de porter plainte et les répercussions familiales

Malgré la gravité des faits, la victime a refusé de déposer plainte, expliquant vouloir éviter de « rajouter de la difficulté à la situation familiale un peu compliquée », selon les termes du procureur de la République de Montbéliard, Paul-Édouard Lallois, cité par France 3 Bourgogne. Le fils du couple, âgé de 15 ans, a été entendu par les enquêteurs, bien qu'il n'était pas présent lors de l'incident. Dans les suites de ce drame, la quadragénaire a récupéré la garde totale de l'adolescent et du chat, marquant un tournant dans cette affaire aux résonances profondément familiales.