Deux avocats pénalistes, Me Antonin Gravelin-Rodriguez et Me Hugo Latrabe, tirent la sonnette d'alarme dans les colonnes du Parisien sur les conditions de détention des jeunes détenus classés DPS, pour « détenus particulièrement signalés ». Ils qualifient ce régime de « drastique, à la limite de l'humanité ».
Un régime jugé inhumain
Selon les deux avocats, « ce que subissent ces jeunes dépasse l'entendement ». Ils dénoncent un traitement qui brise des jeunes de vingt ans, souvent présumés innocents et incarcérés pour la première fois, au nom du principe de précaution. « En 2026, dans les prisons de la République, des jeunes de vingt ans, présumés innocents, qui subissent souvent leur première incarcération, sont brisés par l'administration », déclarent-ils.
Des conditions dénoncées
Les avocats pointent du doigt des mesures qu'ils estiment disproportionnées, affectant la santé mentale et physique des détenus. Ils appellent à une révision des pratiques carcérales pour les DPS, afin de respecter la dignité humaine.



