Un couple de quadragénaires, résidant dans l'Hérault, a été incarcéré à la mi-juillet après avoir été mis en examen pour "viols incestueux", selon des sources judiciaires concordantes recueillies par Midi Libre. L'affaire, hautement sensible, est instruite dans le plus grand secret par les gendarmes, saisis début juillet après qu'une adolescente de treize ans a fait des confidences à son psychiatre.
Des accusations graves après une dispute familiale
La jeune fille affirme avoir été victime à deux reprises, en juin, de viols commis par sa mère et son beau-père, qui auraient également consommé de la cocaïne lors des faits. Les parents, un artisan et une professionnelle de santé libérale en contact avec des enfants, nient catégoriquement ces accusations. Le couple, vivant dans un village du cœur de l'Hérault, pratiquerait le libertinage et consommerait de la cocaïne.
Des difficultés familiales antérieures
Deux des enfants du couple souffrent depuis plusieurs années de difficultés psychologiques, voire psychiatriques, et sont suivis régulièrement pour des problèmes de comportement, avec des tentatives de suicide pour l'un d'eux. Les accusations de l'adolescente sont survenues après une dispute, les parents lui reprochant des vols d'argent et de cocaïne.
Perquisition et appel
Une perquisition de plusieurs heures a eu lieu au domicile familial, selon un témoin. Le père, écroué à Villeneuve-lès-Maguelone, a fait appel de son incarcération. La chambre de l'instruction de Montpellier a examiné son dossier à huis clos mardi 29 juillet, l'avocat général ayant requis cette mesure "pour garantir l'authenticité des témoignages" en raison d'un risque de pressions. La cour d'appel doit rendre sa décision ce jeudi 31 juillet. On ignore si la mère a également fait appel et si d'autres éléments clés ont été réunis par les enquêteurs.



